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Une gousse d’ail pour Barroso

Une gousse d'ail pour Barroso

mardi 15 juin 2010

Voyez comme les effets d’un scrutin peuvent être bizarres Les électeurs belges viennent de doper l’audience du parti séparatiste néerlandophone, mais son leader a déclaré « être prêt à offrir le poste de Premier ministre à un francophone, si cela sert de garantie à de grandes réformes ». En d’autres termes, cela revient à laisser la direction à son principal opposant, sous réserve que ce dernier suive la politique de… l’adversaire. C’est vraiment une histoire belge. Enfin, pas tant que ça : le Flamand Bart De Wever n’est manifestement pas un benêt ; il a la réputation d’être un politicien coriace et un habile manœuvrier. En foi de quoi sa stratégie pourrait bien être de rendre les pouvoirs du Premier ministre aussi honorifiques que ceux du Roi. Et personne, en Belgique, ne brigue le trône royal. Il se peut même qu’Albert II, par moments, échangerait volontiers sa place contre celle de l’archevêque de Cantorbéry (mais la chaire n’est pas libre).

Bien que de taille modeste, la Belgique abrite la capitale administrative de l’Union. Où l’on s’évertue, au sein de la Commission, à accélérer le train pour parvenir, le plus vite possible, à un Etat fédéral. Celui-là même que les Belges, qui l’expérimentent chez eux depuis plus de quinze ans, sont en train de dynamiter avec un bel entrain. Voilà qui fait un peu désordre dans le paysage…

La chienlit politique constitue l’ordinaire du Royaume depuis des temps immémoriaux. La situation présente ne saurait donc avoir une quelconque valeur prémonitoire pour l’Europe entière. Mais quand même. Tous ces bouillonnements sécessionnistes sur le parvis bruxellois du Temple fédérateur, ça vous sent son hérésie à plein nez. Surveillez bien José Manuel Barroso, que l’on dit superstitieux comme une lavandière lisboète : on parie un euro contre un escudo qu’il ne quittera plus l’enceinte de la Commission sans sa gousse d’ail. S’ils sont reconnaissants, les Grecs lui en offriront bien une tresse.

La recette du jour

Waterzooi à la grimace

Demandez à votre poissonnier de quoi confectionner un pot-au-feu de poisson crémé. S’il vous répond sèchement qu’il n’a plus que des pièces à waterzooi, c’est qu’il est Flamand. Vous avez alors intérêt à prendre le large, avant qu’il ne vous offre le poste de Premier ministre belge.

mardi 15 juin 2010 , par Jean-Jacques Jugie


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