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La Bourse ou la vie

La Bourse ou la vie

mardi 4 janvier 2011

Vous avez vu ça ? Pour sa première séance, la Bourse a regagné l’essentiel de ce que son indice a perdu sur la totalité de l’année dernière. Voilà qui tranche singulièrement avec l’humeur moyenne des Français : un sondage du Parisien nous apprend qu’ils ont le moral dans les chaussettes. Et s’attendent à un exercice difficile sur le plan économique. Mais l’Histoire financière confirme que ces deux points de vue peuvent être conciliables. Les développements récents démontrent même que la finance n’habite pas la même planète que le commun des mortels. Deux mondes parallèles, en quelque sorte : la Bourse ou la vie. Deux mondes parallèles qui défient la géométrie euclidienne et se rencontrent bien avant l’infini : le premier se nourrit en effet du pillage du second. Comme les tire-laine d’antan qui détroussaient le passant.

L’enthousiasme financier résulte, nous dit-on, de statistiques encourageantes. Ah bon ? On croyait au contraire qu’il fallait vendre au son du clairon. C’était sans doute vrai autrefois. Aujourd’hui, on écoute les prédictions des pythies de la finance. Comme celles d’Abby Cohen, l’analyste-star-à-paillettes de la banque Goldman Sachs, sorte de Madame Claude du claque financier mondial : « A partir de maintenant, ceux qui se détournent des actions font une erreur », a-t-il récemment déclaré, à propos du marché américain. Ce que les spéculateurs ont interprété comme un signal d’achat, démontrant ainsi qu’ils ignorent tout des finasseries prophétiques des pythonisses de la Grèce antique : « s’intéresser » aux actions ne signifie pas nécessairement les acheter. Plutôt que d’être suspendu aux lèvres d’Abby Cohen, dont la gloire de médium sera éphémère, mieux vaut s’intéresser à l’adage d’Amschel, le fondateur de la maison Rothschild : « Nous avons fait fortune car nous avons toujours vendu trop tôt ». On en reparlera dans deux siècles, Abby. Quand tout le monde aura oublié jusqu’à votre nom. Alors qu’on se souviendra encore d’Amschel. Probablement.

La recette du jour

Conserves façon Amschel

Vous avez la fibre dynastique. Faites commerce de choses ordinaires, comme l’argent. Avec vos profits, ne lésinez pas sur l’achat de biens rares voire uniques. Convainquez vos descendants de les conserver jusqu’à la fin des temps. Et transmettez-leur le sens de la solidarité familiale : c’est une fortune inaltérable.

mardi 4 janvier 2011 , par Jean-Jacques Jugie


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