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Kate en Bourse

Kate en Bourse

mercredi 17 novembre 2010

Les Bourses ont hier accusé un coup de froid, comme si elles avaient pris subitement conscience de la proximité de l’hiver : les feuillus sont maintenant déplumés et leur squelette apparaît aux yeux de tous. Même s’ils sont réputés robustes, on discerne maintenant toutes leurs imperfections dans le détail. Nul n’ignorait jusqu’à ce jour que quelques membres de l’Union présentent des malformations qui handicapent le remboursement de leurs dettes et rendent aléatoire la souscription de nouveaux emprunts. Du moins à des conditions non-usuraires. Mais la « solidarité » affichée par l’Europe à l’égard de la famille avait, jusqu’à ce jour, laissé accroire que les frères les plus fortunés viendraient en aide aux plus désargentés, ou à tout le moins accorderaient leur caution. Tel est toujours le cas, même s’il est douteux que les « riches » européens aient vraiment les moyens de soutenir la fratrie impécunieuse. Seulement voilà : les pauvres ont aussi leur dignité et refusent les conditions qui leur sont imposées pour bénéficier de la charité. Du coup, c’est tout un scénario consensuel avec les « marchés » qui se délite : il devient maintenant moins probable de pouvoir coller la dette accumulée sur le seul compte du contribuable. Et la perspective d’une « restructuration » souveraine pointe son nez, celle qui obligera les prêteurs à renoncer à une partie de leurs créances et à renégocier les termes des contrats. En leur défaveur, bien entendu.

Pour quiconque sait que deux et deux font quatre, une telle hypothèse était inéluctable. Mais les financiers, qui pourtant savent compter, n’échappent pas à la tentation de tirer des plans sur la comète lorsque la sécurité de leurs créances est mise en cause. Il suffit alors d’un phénomène mineur pour les rappeler à la réalité. Voilà qu’il s’est produit hier à Londres, dont la Bourse a ouvert dans une franche morosité : le Prince William a enfin offert à la belle Kate sa bague de fiançailles. Celle que reçut en son temps Diana pour la même occasion. Le trésor royal se trouve amputé avant que la promise n’ait acquis son statut officiel d’épouse de l’héritier du trône. La qualité de la signature de la Grande-Bretagne s’en trouve ainsi altérée. Un tel risque ne vous aurait pas échappé si votre portefeuille était truffé de titres du Trésor anglais. Lesquels sont promis à des lendemains difficiles, même si William convole en justes noces l’année prochaine.

La recette du jour

Conserves à la Prince William

Vous craignez que les huissiers ne viennent saisir vos biens les plus précieux. Offrez-les à votre promise au titre de présent de fiançailles. Ils constituent ainsi un patrimoine d’affectation aussi insaisissable que la loi qui le définit. Repoussez vos noces aux calendes grecques pour faire durer le plaisir. Et enchaînez votre fiancée à la cave pour qu’elle ne fugue pas avec le magot.

mercredi 17 novembre 2010 , par Jean-Jacques Jugie


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