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Flashforward et les carouges

Flashforward et les carouges

mercredi 5 janvier 2011

Comme s’ils n’avaient pas suffisamment de fléaux à supporter, de nature bassement matérielle, les Américains viennent d’être confrontés à des phénomènes exceptionnels qui excitent l’imagination et font naître de vieilles frayeurs. Voilà que dans un patelin de l’Arkansas, une pluie de volatiles s’est abattue dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Tous des carouges à épaulettes, ces passereaux au caractère bien trempé qui ne se laissent pas facilement intimider et n’hésitent pas à attaquer beaucoup plus grands qu’eux – même certains rapaces. 5.000 de ces crâneurs ont trépassé d’un coup. Au même moment, dans une rivière voisine, près de 100.000 poissons ont été retrouvés le ventre en l’air. Et voilà qu’hier, une nouvelle averse d’oiseaux morts est tombée dans l’Etat voisin de Louisiane. Les Américains craignent maintenant qu’il ne pleuve sur eux des hallebardes.

Depuis le XIXème siècle, les seuls Etats-Unis ont été confrontés une vingtaine de fois aux pluies d’animaux divers. Il s’agit probablement d’un phénomène de nature météorologique, mais il reste à ce jour inexpliqué. Et les références bibliques restent présentes dans les esprits : la pluie de grenouilles comme l’une des dix plaies d’Egypte ; la pluie providentielle de cailles sur les Hébreux affamés. Pour ajouter au mystère et aux inquiétudes, il faut signaler cette série télévisée américaine qui a connu un grand succès : Flashforward. Tout commence par… une pluie de corbeaux. Avant que l’humanité tout entière ne tombe dans les pommes en même temps pendant quelques minutes, chacun ayant en rêve la vision de son avenir proche. Vous vous en doutez : il s’agit des conséquences d’une expérience scientifique pilotée par des méchants. On ne s’étonnera pas en conséquence d’une prochaine pluie de coquecigrues à épaulettes, ainsi nommée l’espèce dont Rabelais aurait désigné les Docteur Folamour de l’industrie militaire yankee.

La recette du jour

Pâté de coquecigrues

En attendant que vous poules aient des dents pour se nourrir correctement, vous ne savez que cuisiner pour nourrir la maisonnée. Avisez une vieille lourpidon* de tenir la famille en haleine jusqu’à la venue des coquecigrues. La promesse d’un pâté rassasiera les affamés.

*Sorcière, dans le Gargantua de Rabelais

mercredi 5 janvier 2011 , par Jean-Jacques Jugie


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