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Le tout anglais dans l’entreprise : du mythe à la réalité

Le tout anglais dans l'entreprise : du mythe à la réalité

La CFE-CGC a pris l’initiative d’organiser le 7 mars 2012 à Paris, un colloque portant sur le "tout anglais dans l’entreprise".

Au moment où le monde du travail européen commence à subir lourdement les conséquences économiques et sociales de la crise des dettes souveraines de la zone euro, succédant à la crise financière de 2008, celui-ci est fondé à remettre en question les dogmes qui ont présidé à la construction d’un ordre économique mondial et à l’évolution d’une intégration européenne dont il lui est demandé de payer chèrement la faillite actuelle.

Parmi ces dogmes instrumentant tous les autres, figure celui de l’unification linguistique des organisations productives par l’anglais, souvent présentée au mépris de toute démocratie sociale comme une des conditions indiscutée et non discutable de l’efficacité et de la compétitivité des entreprises insérées dans l’économie mondiale.

La CFE-CGC, pour sa part, prenant en compte de nombreux indices de la souffrance au travail et des discriminations qui en résultent pour les salariés non anglophones, ceux également qui permettent de douter de l’efficacité économique elle-même et de l’inéluctabilité du « tout anglais » (voir à ce sujet les notes techniques jointes), souhaite engager le débat à ce sujet en considérant qu’il rentre de droit et pour cela même dans le champ de la démocratie sociale nationale et européenne.

En coopération avec diverses organisations syndicales intéressées de plusieurs pays européens, la CFE-CGC a donc pris l’initiative d’organiser le 7 mars 2012 à Paris (Centre ASIEM, 6, rue André de Lapparent à Paris 7ème) une conférence de dimension européenne dont le but est d’initier ce débat. Celui-ci sera engagé sans a priori ni préjuger des pratiques linguistiques et des mesures d’accompagnement qu’il convient de privilégier pour permettre à des salariés de langues et de cultures maternelles diverses de travailler ensemble dans les meilleures conditions d’efficacité économique, technique et sociale, ainsi que d’égalité sur le marché du travail national, européen et international.

Au-delà de la conférence du 7 mars, la CFE-CGC définira par ailleurs avec les organisations syndicales européennes qui souhaiteraient s’y associer un programme de travail européen ultérieur qui leur permettra, en faisant appel à toute expertise utile, de construire respectivement dans la durée leur doctrine et leur stratégie d’action sur ce thème en fonction de leurs priorités, de leurs objectifs propres et de la spécificité linguistique des pays européens dont elles sont respectivement ressortissantes.

Cette conférence comportera deux axes.

Le premier axe aura pour objet de présenter un état général des pratiques linguistiques des entreprises, déduit de témoignages d’expériences vécues et de l’expertise d’économistes, sociologues, et linguistes de haut niveau, puis d’engager un premier débat sur leurs conséquences sociales. Le deuxième axe, après un rappel des conditions et limites de l’intercompréhension que permet une langue dite internationale, aura pour objet de présenter les solutions à l’œuvre dans diverses entreprises ou à l’étude dans des entreprises spécialisées pour favoriser celle-ci.

mercredi 7 mars 2012 , par EDITEUR

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