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Economie et climatologie : même combat

Economie et climatologie : même combat

Nul doute que l’ordinateur constitue un outil fantastique pour les travaux de recherche. Notamment dans l’exploitation des modèles. Mais la magie de l’informatique ne peut suppléer le caractère douteux des prémisses de la modélisation. Qui affecte gravement la crédibilité des prévisions, économiques et climatiques

La critique est aisée, dit l’adage. Mais l’art de la prévision est difficile. Surtout quand les modèles statistiques, sur lesquels repose l’essentiel des travaux des prévisionnistes, ne disposent d’aucune série de données exploitables. De la même façon que les alchimistes de la finance ont transmuté notre or en plomb, dans leurs fours diaboliques chauffés au carburant mathématique, de même les prévisionnistes des temps présents ne produisent que de la limaille avec leurs modèles économétriques. Les conditions ont changé : l’Histoire ne repassera pas les plats, ce que l’on savait déjà. On mesure à quel point notre espèce a laissé en jachère l’intelligence qu’elle revendique, abandonnant aux ordinateurs un rôle qu’ils ne peuvent pas assumer : la compréhension des mécanismes. L’essence des causes. Même les climatologues – certains d’entre eux, à tout le moins – ont renoncé à la rigueur scientifique pour s’embarquer dans une idéologie catastrophiste, fondée sur les extrapolations de « modèles » apparemment lubrifiés à la graisse de cabestan.

Faute d’avoir été formé aux sciences de la Terre, le signataire ne peut s’appuyer sur son acquis pour délivrer une sentence d’expert ; mais à lire les travaux de spécialistes patentés, la conviction se forge que le tintamarre orchestré autour du « changement climatique » pourrait bien relever de l’escroquerie intellectuelle caractérisée. Il semblerait que l’effet de serre tant décrié ne résulte que de façon très marginale du CO2, et en tout état de cause que notre planète a connu, dans sa longue histoire, des concentrations de ce gaz considérablement plus élevées qu’aujourd’hui – et totalement indépendantes de l’activité humaine, vu que l’espèce n’était pas encore apparue. On ne saurait trop recommander, à quiconque cherche à en savoir davantage sur le sujet, d’explorer le site http://www.pensee-unique.fr, tenu par un authentique scientifique, qui contient une mine d’explications très didactiques et de multiples liens qualifiés. Il apparaît que d’une façon raisonnablement probable, nous sommes plutôt au terme d’un cycle « court » de réchauffement, parfaitement identifié sur la base de l’étude de l’activité solaire – principale cause de l’évolution du climat depuis le début des temps… Il faudrait, en conséquence, s’attendre plutôt à un refroidissement général sur les vingt à trente ans à venir, quand bien même continuerions-nous à utiliser notre bagnole pour aller acheter du pain au coin de la rue. Une attitude qui n’en demeure pas moins condamnable, vu que la pollution de l’air nuit de toute évidence à notre santé ; mais les gaz d’échappement ne sont pour (quasiment) rien dans l’évolution du climat. Sauf à penser que les dinosaures du Mésozoïque (six fois plus de CO2 qu’aujourd’hui) roulaient tous en 4x4 autour de leurs centrales électriques alimentées au charbon…

Des prémisses douteuses

On en revient ainsi à la croyance, régulièrement épinglée dans ces colonnes, que l’économie se réduirait à un problème de baignoire et de robinets. Le comportement de nos autorités laisse supposer que cette fiction est toujours prégnante, et que l’on pourra rafistoler la tuyauterie pour rétablir le fonctionnement de l’ancien paradigme. En foi de quoi les ordinateurs continuent-ils à crachoter des extrapolations ésotériques, en phase avec des « modèles » inconsistants. Sur la base de prémisses fantaisistes, l’informatique ne peut créer un scénario pertinent. Même le FMI, qui tente de se racheter de sa torpeur passée en se montrant, dans son analyse, plus rigoureux que les gouvernements, ne parvient pas à sortir du cadre faussement mécanicien du système qui a fonctionné, certes, jusqu’à une date récente, mais qui est désormais déliquescent et sans doute irréparable. Quand bien même « l’échange-standard » du moteur permettrait-il un nouveau tour de piste, cela n’enlèverait en rien les doutes fondamentaux qui pèsent sur les liens de causalité considérés comme consensuels dans la discipline économique. Un tel contexte remet en mémoire cette allégation de Primo Levi (in La clef à mollette), à propos des mêmes causes qui doivent produire les mêmes effets : c’est, dit-il, « l’invention de ceux qui ne font pas les choses eux-mêmes mais les font faire par d’autres ». Plutôt bien vu.

Dans l’économie de production, les économistes sont quasiment les seuls, avec les politiques qui les emploient, à méconnaître l’essentiel du monde réel où naît cette même production, mais ils affichent la prétention insensée d’en définir le mode opératoire. Et de prédire l’avenir avec des ordinateurs nourris d’un brouet de billevesées. Finalement, qu’il s’agisse de climatologie ou d’économie, il n’est pas possible de s’abstraire des faits avérés pour bâtir des prophéties, qu’elles soient apocalyptiques (en matière de réchauffement) ou lénifiantes (en matière de reprise). Pour l’une, on ne peut négliger l’activité solaire, prépondérante et non maîtrisable mais prédictible ; pour l’autre, on ne peut oublier la bulle de dettes irrécouvrables qu’ont gonflée les (imprévisibles) alchimistes de la finance, grâce à leurs modèles d’opérette. Au pays du réel, les choses sont rarement conformes à ce que l’on aimerait qu’elles soient…

jeudi 7 mai 2009

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