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Monaco : déclaration liminaire du Ministre d’Etat sur le plan de relance de la SBM

Monaco : déclaration liminaire du Ministre d'Etat sur le plan de relance de la SBM

En Commission Plénière d’Etude devant le Conseil National, S.E.M. Michel Roger, le Ministre d’Etat, s’est exprimé au sujet du Plan de relance et de redressement de la Société des Bains de Mer, SBM.

Il a notamment insisté sur le souhait exprimé par le Gouvernement pour que ce plan de relance contienne des mesures concrètes et pragmatiques pouvant être engagées rapidement et mises en place à l’appui d’une démarche de concertation entre salariés et syndicats de la société. Il a également rappelé la nécessité d’attirer de nouvelles clientèles et d’adapter continuellement la qualité de l’offre proposée.

Le Gouvernement, laissant sa chance à ce plan de relance, a souhaité à ce stade que la société s’abstienne d’appliquer un plan social. Les mesures ont donc porté sur le non-remplacement des personnes partant à la retraite et sur un principe de mobilité interne.

Et conclusion, il a indiqué la demande du Gouvernement pour que l’ouverture d’une école de jeux ne soit pas exclue pour les jeunes Monégasques ; la priorité étant de redresser la situation de la société à laquelle chacun est attaché.

Ci-dessous, le texte de la déclaration du Ministre d’Etat :

« Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Conseillers Nationaux,

Nous sommes réunis ce soir pour évoquer un sujet majeur pour le devenir de notre pays tant la Société des Bains de Mer joue un rôle important dans son économie et dans sa politique sociale.

Vous avez accepté, Monsieur le Président, et je vous en remercie, qu’au-delà d’une commission tripartite qui concerne nécessairement un nombre limité d’élus désignés par le Conseil National la rencontre de ce soir soit élargie et transformée dans une commission plénière d’étude afin que tous les Conseillers le souhaitent puissent y participer. Je m’étais engagé à la tenue d’une telle réunion sur le plan de relance de la SBM lors des derniers débats budgétaires, ce soir cet engagement que vous avez rappelé est tenu.

Avant que les dirigeants de la société ne vous donnent des informations beaucoup plus complètes, tant sur la réalité de sa situation économique, que sur le plan de relance et de redressement qui est envisagé sur les trois ans à venir, je voudrais simplement vous dire quelques mots sur les préoccupations qui ont guidé le Gouvernement tout au long de la mise au point de celui-ci.

Nous avons souhaité en tant qu’autorité concédante, sans nous immiscer naturellement dans la gestion de la société qui incombe pleinement et entièrement à ses dirigeants et à son Conseil d’Administration, que ce plan contienne des mesures concrètes et pragmatiques qui puissent être engagées très rapidement et mises en place à l’appui d’une démarche de concertation avec les salariés et les syndicats de la société.

Je ne m’étendrai pas sur le volet développement de l’activité qui est en tout point indispensable et que je laisse le soin à M. Biamonti et à ses équipes de vous présenter. Il faut, en effet, attirer de nouvelles clientèles, faire revenir celles qui ont pu nous quitter et sans cesse adapter la qualité de notre offre. Je reviendrai plus volontiers sur la partie des économies à réaliser et du redressement des comptes. Le Gouvernement a, dans ce domaine, voulu laisser sa chance à ce plan, dont la réussite est une condition indispensable afin que ne soient pas envisagées des mesures plus douloureuses telles que par exemple des licenciements économiques.

Nous avons donc souhaité à ce stade que la société s’engage dans d’autres voies de maîtrise des dépenses et s’abstienne de lancer un quelconque plan social.

C’est pourquoi les mesures qui vous seront présentées tout à l’heure portent sur le non remplacement des personnes partant à la retraite et des mesures de mobilité interne.

Ce faisant le Gouvernement a aussi pensé à l’avenir et aux jeunes Monégasques qui peuvent aspirer à épouser le métier de croupier. C’est pourquoi, et si le besoin s’en fait nécessairement sentir, nous avons demandé à ce que l’ouverture d’une éventuelle école de jeux ne soit pas exclue.

Voilà donc les quelques commentaires que je souhaitais vous faire à ce stade et je laisse maintenant la parole, Monsieur le Président, aux responsables de la Société des Bains de Mer pour vous présenter un plan qui, je l’espère, permettra de redresser la situation de cette société à laquelle nous sommes tous extrêmement attachés. ».

(Seul le prononcé fait foi).

S.E. M. Michel Roger Conseil National Monaco, le 14 février 2012

mardi 21 février 2012 , par Rédaction

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