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Enquête de MyFlow : la gestion flexible tiraillée entre enjeux de protection du capital et justification des frais de gestion

Enquête de MyFlow : la gestion flexible tiraillée entre enjeux de protection du capital et justification des frais de gestion

Après les errements de la gestion profilée, la gestion flexible a été très prisée des investisseurs depuis 2008, renforçant l’attrait de produits diversifiés alors délaissés. Celle-ci prône une stratégie active, c’est-à-dire laissant au gérant la latitude d’exposer son portefeuille comme il le souhaite sur toutes les classes d’actifs (plages d’exposition au risque action de 0 à 50%, voire de 0 à 100% du portefeuille). L’objectif affiché d’une telle approche est d’adapter le portefeuille aux conditions de marchés, afin de sécuriser le capital et limiter au maximum les pertes en cas de cycle baissier, ou, au contraire, d’accompagner les cycles haussiers.

Quelques conclusions de l’étude de MyFlow

· Une stratégie qui exige un horizon d’investissement de long terme

Entre 2007 et 2012, 25% des fonds flexibles conservent le capital à condition d’être un investis sur 3 ans au minimum*. Cette proportion chute à 2%, si l’on exige une conservation du capital à l’horizon d’un an, ce qui est assez faible.

L’horizon d’investissement est un facteur-clé pour générer de la performance. En résumé, le gérant a besoin de temps pour que ses convictions de gestion démontrent leur pertinence. En effet, une gestion active n’en reste pas moins exposée à une mauvaise anticipation ou un choc extrême, vecteurs de contre-performance que seul le temps peut effacer.

· Une centaine de fonds plusefficace qu’une gestion passive entre 2007 et 2012

Une gestion indicielle basée sur les deux ETF répliquant pour 50% l’indice actions MSCI world AC et pour 50% l’indice obligataire World Government Bond Index (benchmark naturel d’une gestion diversifiée), présentait sur la période 2007 – 2012 une fréquence de gains sur 3 ans glissants de 100%, avec une moyenne des performances annualisées de 5.67% sur toutes les sous-périodes étudiées. Par rapport à ce benchmark, seule une centaine de fonds « flexibles » délivre une performance supérieure entre avril 2010 et avril 2012 tout en conservant le capital sur l’ensemble dela période.

· Un coût de gestion trop élevé

Le coût des gestions flexibles reste élevé et pénalise le rendement final. En 2011, le TFE (total des frais sur encours) médian d’une gestion flexible internationale est de 2.8%, contre 0.50% pour la stratégie indicielle 50/50 mentionnée ci-dessus. Le poids des frais de gestion est d’autant plus important dans le contexte actuel de rendement faible des produits de gestion. Parallèlement, le chargement en frais des fonds flexibles, qui limite le recours au fonds monétaires en cas de baisse des marchés. En effet, vendre à 2,8% ‐ 30% ou 50% d’un portefeuille en monétaire qui peut se trouver à 0.15% sur le marché, n’est pas optimal pour l’investisseur final.

· Les catégories des fonds flexible, un facteur de performance discriminant

Les performances annualisées sur 3 ans des fonds flexibles reflètent la prise de risques des gérants. Ainsi la centaine de fonds sélectionnés, la catégorie gestion flexible internationale disposent d’une plus grande latitude en termes d’opportunités d’investissement, leur procurant un surcroît de performance. Les fonds flexibles de cette catégorie qui sont parvenus à protéger le capital sur cet horizon ont affiché une performance moyenne sur 3 ans annualisée de +12.1%, ce qui est très significatif.

· Une autre grille de lecture pour mieux appréhender les fonds flexibles

Les promesses marketing difficiles à tenir de la part des sociétés de gestion, ont récemment conduit les investisseurs à porter un regard négatif sur la gestion flexible. Ce constat est en réalité fondé sur des péridoes d’étude souvent trop courtes pour juger de la qualité intrinsèque des processus de gestion.

Autre constat, de nombreuses études démontrent que le « market-timing » (approche tactique, à court terme) tend plutôt à détruire de la valeur, à l’opposé des choix stratégiques (de long terme).

Enfin, il existe un déficit d’investigation et de segmentation dans les catégories et classements des fonds flexibles. Une segmentation intégrant les degrés de flexibilité, les objectifs de risque ou de volatilité, permettrait une meilleure différenciation dans les processus mis en oeuvre.

mercredi 9 mai 2012 , par EDITEUR

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