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Un programme ambitieux et diversifié pour une économie verte

Un programme ambitieux et diversifié pour une économie verte

Du tourisme d’affaires à l’aménagement de ses différents établissements portuaires, aéroportuaires et de formation, la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur déploie des programmes d’actions efficaces dans une perspective de développement durable de l’économie azuréenne en synergie avec les collectivités, les entreprises et son personnel...

Quelles sont les grandes actions en terme de Développement Durable que vous déployez en direction des entreprises des Alpes-Maritimes ?

Nous menons de front plusieurs actions en parallèle. Nous sommes confrontés au sein du département des Alpes-Maritimes à une réelle problématique énergétique : le département ne produit que 10% de l’électricité consommée. La consommation électrique a augmenté de 15% ces 5 dernières années ; or, il n’existe qu’une seule ligne d’alimentation électrique. Pour compenser cette précarité et augmenter la part des énergies renouvelables, il faut nous orienter vers de nouvelles sources et veiller à une meilleure utilisation des ressources énergétiques tant auprès des commerçants que des entreprises. Nous devons identifier les sources d’économie (gestion du chauffage, de la climatisation, des points d’éclairage ), soutenir l’installation d’une énergie renouvelable et accompagner la mise en ?uvre des solutions techniques dans l’entreprise. Concrètement, nous proposons cet accompagnement au travers des programmes collectifs. Un premier programme avait été proposé en 2006-2007 aux entreprises du secteur de l’industrie, nous déployons cette année un programme pour le secteur de l’hôtellerie, fortement consommateur d’énergie. Par ailleurs, nous proposons des programmes d’accompagnement aux entreprises sur d’autres thématiques environnementales telles que les déchets, la labellisation, et le management environnement/sécurité. Plus de 30 entreprises ont ainsi bénéficié de cet accompagnement depuis 1998 (ex : ALLIOS Villeneuve Loubet certifiée ISO 14001 ; MANE certifiée ISO 14001 ; PAYAN BERTRAND pour l’OHSAS 18001, CHARABOT certifiée niveau 2 SME par étape). La démarche de labellisation IMPRIM’VERT, spécifique au secteur de l’imprimerie, a permis à 20 entreprises du département d’obtenir la marque IMPRIM’VERT grâce à la mise en place de solutions environnementales liées aux déchets et au stockage des produits dangereux.

Charte de l’environnemnent de l’aéroport

La CCI Nice Côte d’Azur a été parmi les premières à instaurer en tant que gestionnaire de l’aéroport Nice-Côte d’Azur une Charte de l’Environnement afin d’inscrire la plateforme dans une dynamique citoyenne et environnementale exemplaire ?

En effet, nous avons signé cette Charte avec les différentes instances institutionnelles locales, régionales, l’Etat et une cinquantaine de partenaires. Elle nous oblige à nous améliorer dans 7 domaines d’intervention : qualité de l’air, maîtrise du bruit, gestion de l’eau, risques naturels et déchets, soit 23 objectifs et 54 actions. Ce programme quinquennal 2006-2011 ambitieux est à la hauteur des enjeux et des objectifs que nous nous sommes fixés. Nice Côte d’Azur est le deuxième aéroport international de France après Paris, avec plus de 10 millions de passagers depuis fin 2007.Véritable porte ouverte sur le monde, il favorise le développement économique de sa région et se positionne au service de ses clients comme un pôle d’activité, attractif et dynamique, performant et sécurisé. Mais il doit pour affronter un univers de plus en plus concurrentiel constamment faire évoluer ses services et ses infrastructures. Nous avons donc lancé de nouveaux chantiers en 2008 tous placés sous le signe HQE®. Ce programme prévoit la création d’un terminal Affaires dont le début des travaux est prévu en octobre 2008, un centre dédié aux loueurs de voitures réalisé et financé par Vinci (35,7 M e), un nouveau parc de stationnement (40 M e), un pôle de maintenance (8,8 M e), une nouvelle centrale électrique (2,8 M e) et la mise en place d’une protection périmétrique sur le site. Enfin nous envisageons de lancer un projet de station photovoltaïque pour Novembre 2010 qui compensera l’impact énergétique des nouvelles installations et extensions de l’Aéroport Nice.

Le logement des actifs

A partir de cet axe stratégique, pensez-vous que l’aménagement de la Plaine du Var parviendra à terme à résoudre le problème crucial du logement des actifs et conforter l’extension de quartiers d’affaires à l’instar de Nice-Arénas ?

Sans aucun doute, nous nous y employons tous dès aujourd’hui en participant aux comités de réflexion sous l’égide de la mission de préfiguration de la Préfecture et du Conseil Général des Alpes-Maritimes pour un développement socio-économique durable de cette Opération d’Intérêt National (OIN), sous l’égide d’ établissement public d’aménagement qui regroupera les collectivités locales. Ces 9500 hectares représentent des réserves foncières importantes de Nice et de son agglomération. Le projet permettra à terme, d’ici 30 ans, d’y loger de nombreux actifs. Côté économie, il pourra accueillir des centres d’affaires, des applications issues des pôles de compétitivité et une surface d’exposition pour les salons qui est en cours d’étude. Eco vallée devra être exemplaire en matière de Développement Durable mais également accueillir des activités spécialisées dans ce domaine. Avec à moyen terme l’interconnexion Aéroport TGV, TER et Tramway. Ce projet d’envergure contribuera à résoudre les problèmes de déplacements de l’agglomération Côte d’Azur.

Ports et engagements environnementaux

Concessionnaire également des ports du littoral azuréen, vous avez lancé de nombreuses opérations pour améliorer la qualité environnementale des différents sites ? Pouvez-vous nous rappeler les actions majeures que vous avez initiées ?

Avec un marché mondial de la croisière en progression de 30% sur les 5 dernières années, qui attire chaque année au sein de nos ports azuréens plus de 500 000 clients piétons, dépensant à eux seuls 57 millions d’euros, nos ports représentent des mannes financières et de véritables outils marketing et commerciaux pour nos entreprises et commerces locaux. Ils se doivent à ce titre d’être exemplaires et performants en termes de développement durable de notre territoire et de son économie dans le respect de son environnement. Nous menons depuis plusieurs années une politique en ce sens à plusieurs niveaux dans le cadre de la gestion portuaire.
- Sur le site de Cannes par exemple, nous avons mis en place un système de détection des fuites d’eau et suivi des consommations en temps réel sur internet grâce à un système d’alerte par mail. Nous récupérons par ailleurs les eaux usées des navires que nous filtrons, recyclons et purifions pour les réutiliser ensuite.
- Dans le même esprit, nous menons tout au long de l’année une politique de gestion des déchets portuaires en 2 temps : la récupération ponctuelle de déchets dangereux (produits toxiques, huiles, batteries), bacs de collecte sélective de déchets d’emballages, plans de réception et traitement des déchets d’exploitation des navires et une sensibilisation des citoyens et plaisanciers à l’indispensable protection du milieu marin lors de la Journée annuelle « Port Propre » au cours de laquelle, nous collectons avec l’ensemble du personnel et bénévoles les déchets qui seront ensuite acheminés et traités sur la rade de Villefranche.
- Cette campagne de sensibilisation est confortée par la mise à disposition de « guides verts » et affichage des « 10 Commandements du plaisancier », à respecter sous peine de sanctions. Enfin, une démarche de certification environnementale ISO 14001 se met en place progressivement au sein de chaque port. Le premier à l’avoir obtenu est le port de Golfe-Juan fin 2005.
- Le port de Nice vient d’être labellisé. Ce dernier vient par ailleurs d’achever son opération d’harmonisation des bâtiments autour du bassin Lympia, dédiés au transport côtier, à la plongée sous-marine, à la plaisance, aux accès du port et aux riverains. Les nouvelles structures du port de Nice conçues par l’architecte Laurent Charpiot comportent désormais cinq modules – en lieu et place des Algeco précédents – construits dans le respect des nouvelles normes environnementales. Sanitaires bureaux et locaux techniques sont ouverts sur le port par des baies horizontales et bénéficient tous de lumière naturelle, les impostes continues limitant par ailleurs un trop fort rayonnement solaire en été. Les débordements de toiture permettent une protection solaire et abritent les abords en cas de pluie, tout en limitant l’érosion des ventelles. Ces modules sont réalisés en structure bois et utilisent pour isolant thermique et acoustique des fibres naturelles dont l’efficience est 8 fois supérieure à celle d’une construction traditionnelle. Les économies d’énergie induites nous permettront ainsi de réduire considérablement la facture énergétique annuelle.

Dispositifs de transports propres

En matière de transports propres, quels sont les dispositifs que vous avez mis en place ?

Un Plan de Déplacements Entreprise a été instauré en 2007 au sein de nos établissements. Il vise à limiter les trajets pendulaires domicile-travail conforté par un diagnostic d’accessibilité aux sites et des enquêtes auprès du personnel afin d’établir les modes de transports les plus efficaces à mettre en place selon les zones géographiques. Outre une incitation à prendre les transports publics, nous menons une véritable campagne de sensibilisation pour généraliser la pratique du covoiturage.
- Nous soutenons l’initiative du Conseil Général des Alpes-Maritimes qui a lancé son web www.equipage06.fr en Avril dernier et l’aidons en communiquant le plus largement possible auprès des entreprises azuréennes ...

Le CERAM

Votre groupe d’enseignement supérieur, le CERAM Business School , créé voilà près de 45 ans par la CCI Nice Côte d’Azur, fait partie aujourd’hui des meilleures Ecoles Supérieures de Commerce françaises. Depuis plus de 5 ans, le groupe est également fortement impliqué dans le Développement Durable. Cette stratégie audacieuse s’avère-t-elle payante et répond-elle aux attentes des acteurs économiques ?

- Le CERAM Business School regroupe chaque année près de 2000 étudiants dont 35% d’étrangers. Du fait de son emplacement exceptionnel au coeur de la première technopole européenne, il bénéficie d’une forte proximité avec des entreprises dynamiques et d’un environnement international. Notre taux d’employabilité est d’ailleurs exceptionnel puisque 94% de nos diplômés sont embauchés dans un délai de 4 mois. L’établissement est accrédité Equis, ISO, EFQM, est membre fondateur du Chapitre des Ecoles de Management de la Conférence des Grandes Ecoles et membre de l’EFMD (European Foundation for Management Development).

- Depuis 2004, le CERAM a en effet formalisé, structuré et mis en ?uvre une politique de développement durable, en partenariat avec l’ADEME et qui s’articule autour de 4 axes :

1- une politique sociale en faveur des étudiants avec par exemple le développement des bourses et des aides au logement. A ce titre, la première partie du projet Campus CERAM, à savoir la construction d’une résidence étudiants, a été confiée à Habitat 06 et sera livrée pour la rentrée 2009. Elle permettra la réalisation de 186 logements aux normes THPE, renforçant ainsi l’attractivité de l’école et limitant les liaisons domicile – travail des étudiants. La 2ème partie du projet, un bâtiment « centre de vie » est prévu pour fin 2010.

2- un campus responsable par la maîtrise des énergies, la sauvegarde des ressources naturelles, la mise en place d’une politique de transport durable (Plan Déplacement Entreprise) ;

3- la sensibilisation des étudiants par des campagnes de communication et de prévention ainsi que le soutien à des actions d’associations étudiants ;

4- la formation et la recherche : centre d’expertise en Développement Durable, Mastère Spécialisé en Management Stratégique du Développement Durable, majeure des programmes Bachelors dans les métiers de l’environnement…

- Sur le plan sociétal, comme sur le plan légal, les entreprises doivent, aujourd’hui, répondre de leur impact sur l’environnement. Toutes sont soumises à des impératifs de transparence en matière de bonne gouvernance, de contrôle qualité, de gestion des cycles de vie des produits et de participation citoyenne. Dans ce contexte, l’entreprise compétitive est celle qui intègre les problématiques du développement durable et ne les subit pas. La nécessité de nouvelles compétences, liées à la mise en oeuvre de ces outils, est évidente. En effet, au-delà de l’émergence de nouveaux métiers, tels que la gestion de fonds éthiques ou le conseil dans la mise en place de règles de bonnes pratiques, nous assistons à un mouvement profond qui, progressivement, impacte toutes les fonctions et le fonctionnement même de l’entreprise. L’enthousiasme des partenaires et des experts qui participent au développement de nos programmes n’est qu’une preuve supplémentaire du bien-fondé de notre démarche.

- Enfin, l’école a signé fin 2007 le Pacte Mondial « Global Compact Act » des Nations-Unies, organisme international qui regroupe des ONG et des entreprises désireuses de faire progresser cette cause. Dans ce contexte prometteur, nos programmes en la matière devraient donc se développer eux aussi de façon durable et offrir de belles opportunités d’emploi à nos futures générations d’étudiants.

mercredi 23 juillet 2008 , par Dominique Ruffat

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