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Regards sur l’immobilier international : du MIPIM 2009 à horizon 2010

Regards sur l'immobilier international : du MIPIM 2009 à horizon 2010

18 000 professionnels dont 3500 investisseurs venus de 80 pays, étaient présents à la 20ème édition du Marché International de l’Immobilier du 16 au 19 mars 2010 à Cannes, qui a su malgré la crise effective (40% de participants de moins qu’en 2008 et des programmes pharaoniques raréfiés) créer l’événement autour de la thématique d’actualité « : les villes peuvent-elles concilier développement économique et politique de développement durable ? » .

Près de 200 maires et dirigeants de villes et agglomérations engagés dans des projets écologiques originaux de rénovation et de développement urbain ont confirmé à la fois que le futur de la construction résidait bien désormais dans le green building et que l’industrie immobilière estimée à 15 trillions d’euros représentait une valeur solide sur le long terme pour l’économie mondiale.… L’Europe fait cette année une entrée remarquée avec le grand retour du Top Five des pays européens occidentaux- le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Espagne, et l’Italie- jugés plus attractifs et plus sûrs pour les investisseurs au détriment de l’Europe centrale et orientale. Ce qui confirme « à quel point les villes sont si souvent les catalyseurs de projets immobiliers d’envergure".constate Nadine Castagna, directrice du MIPIM. 

La France s’est ainsi distinguée avec plusieurs projets de tours de babel cristallines détrônant les programmes audacieux des Emirats-Arabes Unis et de Dubaï en particulier lors de la 18ème édition avec notamment le projet ambitieux des tours jumelles « Hermitage Plaza »à Courbevoie (Hauts-de-Seine), qualifié de "plus haut immeuble mixte d’Europe occidentale". Conçu par le célèbre architecte britannique Sir Norman Forster et financé par un promoteur russe : le groupe Hermitage , ce projet qui démarrera en 2010 se compose de deux tours de 323 mètres de hauteur offrant un large panel d’usages et une vision panoramique du paysage grâce à une élévation progressive des façades les plus larges, pivotant sur leur axe à 90 degrés. La première, haute de 91 étages, héberge un hôtel cinq étoiles de 204 chambres, un centre de thalasso et des appartements. La seconde, haute de 93 étages, accueille des bureaux et des appartements. Toutes deux émergent d’un vaste socle aménagé en place publique, bordé de commerces et de restaurants ainsi que d’équipements culturels, dont un auditorium et une galerie d’art contemporain. En somme : une mini-ville verticale vivant "24 heures sur 24 et 365 jours sur 365" livrée en 2014 !. Par ailleurs, un large éventail de dispositifs environnementaux passifs et actifs ont été mis en place par le cabinet d’architecture qui lui ont valu la mention "Excellent" fixée par la certification Breeam (Building Research Establishment Environmental Assessment Method). Patrick Devedjian, Ministre de la Relance et Président de l’Etablissement public d’aménagement de la Défense (EPAD) a confirmé lors de sa visite au MIPIM que ce chantier d’envergure pouvait " permettre aux investisseurs (....) d’enjamber la conjoncture (...) et d’offrir dès la sortie de crise des solutions d’implantation aux grandes entreprises".

Deux autres architectes de talent, Jean Nouvel et Nicolas Michelin, ont été retenus pour un projet ambitieux d’aménagement de la communauté urbaine de Bordeaux avec notamment la redynamisation de sa rive droite, soit pour un investissement global de 600 millions d’euros, de nombreux projets destinés à des activités tertiaires et des commerces, intégrant : 5 300 logements construits et 400 hectares d’espaces verts et boisés.

La communauté urbaine du Grand Lyon a de son côté, présenté son programme immobilier de bureau prévu dans le quartier d’affaires de la Part-Dieu avec notamment deux projets de tours emblématiques : la Tour Oxygen et la Tour Incity, qui devraient respectivement voir le jour en 2010 et 2012.

« Euroméditerranée et l’OIN de la plaine du Var : la course contre la montre

Nice joue la carte de l’économie verte pour détrôner sa rivale A l’issue d’un premier conseil d’administration qui s’est tenu début 2009, l’Opération d’intérêt national Plaine du Var est entrée dans la phase des études préalables qui doivent permettre de lancer les premières opérations d’aménagement de cet espace dédié au développement durable sous l’égide de la Communauté Urbaine de Nice Côte d’Azur. D’ici fin 2010, cette Eco-Vallée englobera donc : un grand projet de quartier d’affaires à l’Arénas, autour du centre névralgique de l’aéroport international Nice Côte d’Azur, un futur parc technopolis à Cagnes-sur-Mer, un programme immobilier de 195 000 m² de plancher sur 17 hectares, enfin, le programme Nice-Méridia développé sur 22 ha. 1er éco-quartier de la Plaine du Var, il a démarré le chantier de sa première tranche de 68 000m2 d’activités mixtes intégrant un ensemble de bureaux « Premium » de 10 000 m2 mis en oeuvre par les architectes Reichen & Robert.« NICE MERIDIA » qui accueillera près de 5000 emplois liés au développement durable, viendra renforcer l’attractivité du territoire en développant sur 22 hectares près de 135 000 m² à construire sur un potentiel total de 300 000 m² de shon pour l’ensemble du projet.

Ces opérations phares ont été présentées en avant-première au Ministre Patrick Devedjian par Christian Estrosi, maire de Nice et Eric Ciotti, Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes sur les stands de Nice Côte d’Azur et de Sophia Antipolis de façon originale par les responsables de la division MODEVE (MODélisation Environnement Virtuel Enrichi) du CSTB : Eric Lebègue et Julien Soula. Ces derniers ont eu l’idée de concevoir une maquette numérique de la future Opération d’Intérêt National (OIN) de la Plaine du Var et modélisé en collaboration avec le Symisa (Syndicat Mixte de Sophia Antipolis) et la SAEM (Société Anonyme d’Economie Mixte)de Sophia Antipolis les nombreux projets en cours au sein de la technopole : de l’aménagement du quartier de St-Philippe II, aux Résidences des étudiants du CERAM (186 chambres), du Campus STIC à l’immobilier de bureaux Natura, Santorin et Sophipolis. Muni d’une simple manette commandée comme un « joystick », chaque visiteur, a ainsi pu survoler le département, le site de Sophia-Antipolis et découvrir chaque projet de façon ludique et interactive. Une première qui en a surpris plus d’un dont les célèbres architectes Nicolas Michelin, concepteur du projet ZAC Saint-Philippe et Jean-Michel Villemotte, initiateur du projet Campus STIC, qui se sont immergés virtuellement dans leur création respective. »Ils ont beaucoup apprécié de pouvoir naviguer librement dans cet univers en 3D qui leur permet de mieux visualiser leurs projets sous tous ses angles avec une précision inégalée » raconte Eric Lebègue, Chef de division adjoint.

Euroméditerranée permettra-t-elle à Marseille d’accéder au rang de métropole internationale ?

Jean-luc Gaudin, Maire de Marseille, d’emblée donne le ton « Il faut encourager les investissements publics pour soutenir l’économie. C’est en ce sens qu’Euroméditerranée et ses partenaires ont prévu d’investir près de 500 millions d’euros d’ici 2012 pour mener à bien les grands travaux de cette opération d’intérêt national. De cet investissement découle plus d’un milliards d’investissements privés programmés et financés entre 2009 et 2013 ». L’offre en immobilier tertiaire récente à Marseille s’est considérablement amplifiée ces dernières années avec la multiplication des programmes neufs au sein de la ZAC Joliette et les réhabilitations le long de la rue de la République et autour du pôle de la Belle-de-Mai. La Cité phocéenne, désignée pour être en 2013 la « capitale européenne de la culture » accélère ses grands chantiers sur le périmètre d’Euroméditerranée pour être à la hauteur de ses ambitions : rivaliser avec les grandes métropoles internationales… Parmi les nombreux projets en cours livrés fin 2009 : une tour-phare cristalline de 33 étages culminant à 147 m, futur siège de la compagnie maritime CMA-CGM, conçue par Zaha Hadid et réalisé par Vinci Construction.Deux mille personnes occuperont les 40 000 m2 Shon de plateaux suspendus au-dessus du port. Les anciens silos portuaires, classés au patrimoine du XXe siècle un peu plus loin, se préparent à une véritable métamorphose. La SEM marseillaise Sogima a démarré depuis l’été dernier la rénovation d’une des ailes de l’édifice pour y installer 4 300 m2 de bureaux, opération complétée d’ici 2011 par la construction d’une salle de spectacles ultramoderne. Trois nouvelles tours vont être érigées sur le front de mer dans le prolongement des docks sur les « quais d’Arenc » par le promoteur Constructa, signées Jean Nouvel (tour de 135 mètres pour 40 000 m2 de bureaux), Yves Lion (tour de 113 mètres pour 25 000 m2 de logements et hôtel) et Jean-Baptiste Piétri (tour de 99 mètres pour18 000 m2 de logements haut de gamme). La réalisation des travaux est assurée par le groupement conduit par Vinci Construction (Dumez Méditerranée, Travaux du Midi, GTM Sud) .Ce vaste chantier de 450 millions d’euros débutera fin 2009 avec la construction d’un immeuble horizontal dessiné par l’architecte marseillais Roland Carta, acquis par la Banque populaire qui y installera son futur siège régional. Il s’achèvera en 2013. A horizon 2012, la zone portuaire sera agrémentée par le programme futuriste du complexe Euromed Center, imaginé par Massimiliano Fuksas. Soutenu par Cogedim et Crédit agricole Immobilier, piloté par Nexity, il intègrera sur 2,6 ha un immeuble IGH de bureaux, un hôtel Marriott, des espaces de convention, un pôle de commerces et services, des jardins ainsi qu’un multiplexe d’une quinzaine de salles imaginé et exploité par la société du cinéaste Luc Besson.

Les Quais d’Arenc à Marseille : un projet ambitieux de 90 000 m² shon assurant une mixité entre bureaux logements et commerces. Quatre immeubles constituerons l’ensemble dont 3 de grande hauteur. Jean Nouvel réalisera une tour de bureaux (environ 135 mètres) et Yves Lion et Jean Baptiste Pietri une des tours de logements (respectivement 113 et 99 m) le 4ème édifice étant réalisé par Roland Carta.

De l’autre côté de la Manche, fleurissent le long de la Tamise des dizaines de projets. C’est le cas de Londres quia présenté ses futures infrastructures développées dans le cadre de l’organisation des Jeux Olympiques 2010 qui ruinent aujourd’hui ses concitoyens. La ville de Hambourg a de son côté exposé un projet mixte de rénovation portuaire, baptisé HafenCity, qui devrait voir le jour en 2020 et s’inscrit comme l’un des plus importants du genre en Europe.. La Russie, enseigne phare de l’édition 2008, a délaissé des projets architecturaux tertiaires et résidentiels ostentatoires au profit de centres d’affaires au design plus sobre et à la rentabilité plus immédiate de Moscou à Vladivostock. Sous l’égide de l’agence fédérale RUSSEZ , la Russie a choisi cette année de promouvoir deux nouvelles zones économiques dédiées aux tourisme et aux loisirs dans la région de Krasnodar avec le projet Anapa Nova et la région d’Irkoutsk avec le projet « the Gateway of BaiKal », soit onze projets d’investissements, pour un coût total de 3 milliards de dollars. Dubaï n’a plus l’apanage des tours-gratte-ciels écologiques. La Chine a bien l’intention de détrôner à court terme sa rivale en terme d’éco-construction exemplaire en lançant une nouvelle génération de tours insolites à l’instar de la Shangai Tower, haute de 632 m prévue pour 2014. Conçue par le cabinet d’architectes américain Gensler, elle devrait recevoir les certifications des organismes China Green Building Committee et US Green Building Council.

Moins hautes mais toutes aussi insolites, les tours « en nid d’abeilles » du Sinosteel International Plaza haut de 360 mètres et de son hôtel mitoyen de 90 mètres symbolisant une ruche géante en cours de construction à Tinajin, en Chine. Œuvre du cabinet d’architectes chinois MAD, ces bâtiments sont équipés de fenêtres conçues en cinq tailles différentes, placées de façon à obtenir un bon rendement énergétique. Leur configuration optimale permet à leurs occupants de profiter au maximum du soleil et du vent et de réduire au minimum la perte de chaleur en hiver tout en récupérant une fraîcheur optimale en été. La Chine envisage de s’imposer dès 2010 sur la scène internationale comme leader dans la construction de bâtiments écologiques et de villes durables exemplaires. Explications….

COUP DE PROJECTEUR SUR LA CHINE

Depuis la création du Comité de coopération internationale en 1992, l’attitude et les politiques de la Chine ont sensiblement évolué en faveur d’un développement durable.

La consommation totale d’énergie en Chine a presque doublé en vingt ans, passant notamment de 400 millions de tonnes de pétrole à plus de 900 millions. En 2000, 78% de l’électricité chinoise proposée aux consommateurs était générée par le charbon, 17% par l’énergie hydraulique, et enfin, 5% fournis par les produits issus du pétrole, par le gaz naturel et par l’énergie nucléaire. La consommation d’électricité engloutit chaque année 600 millions de tonnes de charbon, représentant 52% de la consommation totale de charbon en Chine.

En Chine, principale émettrice de CO2 de la planète, le coût estimé, en termes de dégâts environnementaux liés aux émissions de soufre, est d’environ 100 milliards d’euros par an. Une prise en charge du problème, afin d’éviter qu’il ne s’aggrave, coûterait environ 20 milliards d’euros.

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Gratte ciel Shangai

Le gouvernement chinois a favorisé un certain nombre d’initiatives pour économiser l’énergie et pour réduire l’impact de la pollution liée à l’usage du charbon. Une taxe sur les charbons à fortes émissions de soufre a été introduite, tandis que toute exploitation de nouvelles mines produisant un charbon qui contient un taux de soufre excédant 3% a été interdite. Les mines de taille réduite qui produisent ce type de charbon ont été fermées, alors que celles de plus grande envergure ont été priées de limiter leur production et d’installer des sites de nettoyage afin de réduire le taux de soufre.

Conscient des nouveaux enjeux, le gouvernement a alloué en parallèle 130 milliards de dollars à la protection environnementale et investi 12 milliards de dollars dans les ENR en 2007.

Ce plan de relance ambitieux a permis de faire grimper la croissance du premier trimestre 2009 à 6,1 %. De nombreux emplois ont été créés et pourvus, le développement des réseaux de transport favorisant la mobilité de nombreux Chinois. Mais selon Greenpeace Chine, il sera difficile de juger de la qualité des investissements verts du plan de relance étant donné l’opacité qui les entoure. Pour l’heure, 23 milliards de yuans (environ 2 milliards d’euros) auraient été débloqués pour des travaux liés à l’amélioration de l’environnement dont 13 milliards de yuans (1,5 milliard d’euros) pour le traitement des eaux urbaines.

Environ 80% de la population chinoise habite à la campagne. La biomasse, combustion de déchets végétaux ou organiques, ou de bois, est l’énergie la plus courante dans la vie de tous les jours et pourrait représenter la nouvelle source énergétique du pays, le nombre de familles vivant en milieu rural et utilisant le gaz de pétrole liquéfié et l’électricité pour faire la cuisine ayant plus que doublé, passant de 15,78 millions à 49,37 millions (+ 17,7% par an). Le taux d’augmentation est six fois plus important que celui de la croissance globale de l’économie rurale. La demande en combustible de qualité dans les régions rurales est de plus en plus pressante. Le traitement des produits de biomasse et leur utilisation deviennent indispensables. Parallèlement, selon une étude internationale menée et publiée dans la revue Nature du 23 avril 2009 par Shilong Piao, chercheur à l’Université de Pékin,il apparaît que Les écosystèmes de la Chine ont absorbé entre 28 et 37 % des émissions chinoises de carbone issues des combustibles fossiles entre 1981 et 2000 contre 12% en Europe. L’écosystème chinois permettrait ainsi en stockant le carbone de séquestrer les émissions de gaz à effet de serre . Des résultats qui ouvrent de nouvelles perspectives prometteuses pour le Gouvernement.

La Chine, quatrième producteur d’énergie éolienne dans le monde, mise beaucoup aujourd’hui sur l’énergie du vent. Le pays a plus que triplé son objectif en matière d’éolien, prévoyant une capacité de 100 gigawatts en 2020. Selon Feng Junshi, l’un des responsables de l’Administration nationale de l’énergie, « Pékin prévoit une croissance annuelle de 20% pour l’énergie éolienne ».

Aujourd’hui, la Chine a une capacité installée de 12 gigawatts. Il y a un an et demi, le gouvernement s’était fixé un objectif de 30 gigawatts et prévoit de s’imposer comme le leader mondial en atteignant 20 gigawatts en 2010. La part réservée aux ENR serait croissante : d’actuellement 8%, « elle atteindrait 15% en 2025 et 30% en 2050 confirme Ann Shao, sinologue et conseil auprès d’entreprises internationales. La Chine d’ores et déjà, premier producteur d’équipements solaires photovoltaïques se prévaut de 10% de foyers dotés d’un chauffe-eau solaire ! Devenue 4ème producteur mondial d’énergie éolienne avec une production de 12 GW par an, elle envisage d’atteindre 100 GW en 2020 et de s’imposer fin 2009 comme le leader mondial des ENR supplantant l’Allemagne ! ». La Chine, modèle urbain des villes durables du futur ? Une ville durable a pour vocation d’initier une ou plusieurs dynamiques de développement durable. Si elle est un cadre où prennent sens des projets collectifs, elle soulève également des questions politiques et éthiques, relatives au développement humain planétaire et à l’héritage qui sera légué aux générations futures. Jean-François Doulet, sinologue, maître de conférences à l’université d’Aix-en-Provence nous explique dans quelles conditions les villes écologiques émergent en Chine, selon quel schéma d’aménagement territorial et quelles contraintes elles doivent résoudre pour pouvoir remplir les objectifs ambitieux du gouvernement.

Docteur en urbanisme, Jean-François Doulet observe depuis plusieurs années les mutations des villes chinoises, l’évolution des politiques urbaines et les mutations des modes d’urbanisme et de construction. Il édite depuis quelques mois un site d’information en français consacré à la Chine urbaine et à ses innovations : www.villeschinoises.com et évoque trois approches de la métropole dans la Chine d’aujourd’hui. « La réussite du modèle urbain chinois réside dans sa capacité à dynamiser l’économie urbaine pour absorber l’afflux nouveau de main d’oeuvre en s’appuyant sur des investissements conséquents dans les services urbains, dont le logement. Pour ses auteurs, la Chine a réussi ce qu’aucun autre Etat en développement n’a pu réussir : urbaniser la population sans donner prise au développement de l’informel (habitat, économie, etc.). Certes, le modèle de croissance chinois d’inspiration libérale suit une recette plutôt réussie : concentration des activités économiques dans les principales métropoles côtières, création de richesses importante permettant l’intégration d’une population toujours plus nombreuses à la recherche d’un meilleur revenu, stimulation d’une offre de services de la part d’acteurs attirés par la forte rentabilité des opérations urbaines, etc. En bref, la croissance économique plus ou moins dirigée par le pouvoir politique transforme les villes en espaces d’opportunités. Il s’agit bien d’un modèle de croissance qui semble s’auto-entretenir. Mais peut-on parler d’un modèle de développement ? Ici, les évidences semblent s’effondrer : s’il y a effectivement croissance économique et amélioration mécanique des conditions de vie, on ne saurait que trop insister sur l’absence d’un système de protection sociale qui place de nombreux citadins - et les travailleurs migrants des campagnes en particulier - dans une situation instable. De plus, la stimulation de l’offre en services urbains repose bien souvent sur des comportements spéculatifs, tout particulièrement dans le domaine foncier et immobilier qui ne semblent pas toujours répondre aux attentes réelles des populations et aux exigences d’un urbanisme durable. Les plus optimistes font le pari que le gouvernement chinois réussira à mettre en place les modes de régulation nécessaire pour favoriser un véritable modèle urbain "harmonieux" ; ce n’est qu’une question de temps. Des signes semblent avoir été donnés en 2008 : la réforme du système du hukou qui facilite l’établissement d’un document temporaire aux travailleurs migrants leur permettant l’accès à une prise en charge locale de certains services sociaux, la mise en application de la Loi sur l’aménagement urbain et rural qui devrait assurer une meilleure gestion des espaces urbains, etc. Les plus pessimistes voient déjà dans les manques de la politique sociale, économique et environnementale le talon d’Achille d’un modèle de croissance qui succombera à un affaiblissement trop important de la dynamique de croissance elle-même...La façon dont la Chine gèrera les retombées de la crise économique mondiale attirera certainement toute notre attention en 2009. »

« Shangaï 2010 : vitrine mondiale d’un nouvel art de vivre urbain »

L’exposition universelle qui se déroulera à Shangaï du 1er Mai au 31 octobre 2010, accueillera 180 pays issus de plusieurs continents – Asie, Afrique, Amérique, Europe, Océanie – ainsi que 20 organisations internationales sur le thème de « Meilleure Ville, Meilleure Vie (Better City, Better Life) ». Un 1er rendez-vous historique aux enjeux considérables pour lequel la Chine a débloqué un budget de 100 millions de dollars ! Mandaté par le bureau d’organisation de la Ville de Shangaï afin d’établir un rapport précis des axes stratégiques les plus pertinents à valoriser au sein du pavillon dédié aux villes chinoises, Jean-François Doulet a interrogé récemment six experts internationaux en urbanisme et sociologie, spécialistes de la Chine. Il en ressort les conclusions suivantes…

Entrée dans un processus de développement accéléré avec un taux de croissance exceptionnel de 4% par an, la Chine a connu un tournant décisif en 2008 avec la préparation des Jeux Olympiques à Pékin. Transfigurée par les grands travaux urbains, la capitale chinoise a dans le même temps été confrontée aux aléas d’une urbanisation trop rapide (pollution, déséquilibre socio-économique entre les zones urbaines et rurales, épuisement de ses ressources énergétiques fossiles…). Pour la plupart des experts, les villes chinoises sont dans une phase de transition ; il y a certes des problèmes évidents de gestion et de développement mais il semblerait que le passage à une situation mieux maîtrisée et plus équilibrée se fait plus rapidement qu’ailleurs. Les experts interrogés insistent tous sur la nécessité pour la Chine d’inventer le futur de ses villes ; il s’agit moins d’appliquer tel quel des concepts ou des modèles que de chercher à les adapter. Certains experts pensent que la mauvaise prise en compte des questions énergétiques aujourd’hui aura un impact sur la ville du futur et voient comme une dynamique regrettable le développement d’un système automobile en Chine comparable à celui des Etats-Unis. Selon eux, l’importance du monde rural en Chine imprègne les villes chinoises d’aujourd’hui, essentiellement parce que l’urbanisation passe par la mutation des campagnes. Cela constitue un enjeu majeur des politiques publiques en Chine aujourd’hui. C’est certainement dans le traitement des rapports villes-campagnes et dans les modalités de l’urbanisation des campagnes que réside l’une des caractéristiques importantes de la ville chinoise de demain. Les impacts sont avant tout sur les formes urbaines avec l’émergence de nombreuses régions urbaines Pour d’autres, la ville durable reste encore à inventer en Chine. Le principal défi identifié est la difficulté pour la Chine de diffuser les bonnes pratiques du développement durable des nouvelles villes ou quartiers écologiques aux villes existantes : « ..Malgré une politique de zoning assez forte, et une planification de quartiers/villes nouvelles qui ne comptent que peu de mixité, il y a suffisamment de petit entreprenariat qui permet de développer des commerces, restaurants etc. à proximité et maintenir un tissu urbain mixte et vivant,.. une caractéristique propre à l’Asie..Néanmoins, si les villes continuent à vendre de très grandes parcelles à des promoteurs, le morcellement urbain sera inévitable, tout comme le développement de très grands projets urbains privés ou publics privés d’urbanité. Je vois donc la ville chinoise entre ces deux tensions, entre plus ou moins de mixité »,constate en conclusion, Béatrice Ferrari, chercheur à l’Ecole Polytechnique de Lausanne (Suisse). Tenant compte de ces différentes observations, le pavillon chinois devra donc présenter les problèmes actuels du développement urbain en Chine en toute simplicité et transparence et retracer les différentes étapes historiques de son adaptation aux grands enjeux contemporains à travers la complexité de son héritage culturel.

L’Exposition universelle, fournit ainsi à la Chine une opportunité unique de pouvoir en tant que vitrine et laboratoire mondial de la ville durable, devenir le modèle de référence des pays émergents en terme d’urbanisation de qualité. Un défi sans précédent qu’elle compte bien remporter par la présentation de projets d’envergure développés à court terme !

Coopération Franco-chinoise

Le 26 novembre 2008, à l’occasion du déplacement présidentiel en Chine, Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables signait à Pékin un accord dans le domaine du développement durable avec son homologue du ministère chinois de la Construction. Ce document fait suite à l’accord de coopération dans le domaine de la protection de l’environnement entre la France et la Chine du 15 mai 1997 et à la déclaration franco-chinoise sur la lutte contre le réchauffement climatique signée par le président de la République française, Nicolas Sarkozy. L’accord prévoit des actions de coopération dans sept domaines privilégiés : la planification spatiale et l’aménagement urbain, les déplacements et transports urbains, les sciences et techniques de construction, l’eau et l’assainissement, le traitement des déchets, la qualité de l’air, l’efficacité énergétique. Ces actions – qui restent encore à définir dans le détail –prendront forme dans une ville-témoin sélectionnée en Chine pour servir de « laboratoire » du développement urbain durable. La ville de Wuhan, à forte présence française sur le cours moyen du Changjiang pourrait être cette ville-témoin.

L’Eco-cité de Dongtan, futur modèle écologique de la Chine à horizon 2040 ? Pour répondre à la forte croissance de sa population et à la progression de la demande en énergie, la Chine s’apprête à construire, d’ici 2020, 400 nouvelles villes écologiques. La première verra le jour en 2010. Baptisée « Dongtan », elle ne fera appel qu’aux énergies renouvelables, réduisant ainsi de façon significative les émissions de gaz à effet de serre. Et elle devrait permettre de diminuer de deux tiers les besoins énergétiques. Le gouvernement développera cette ville durable au nord de Shanghai, sur la troisième plus grande île chinoise Chongming. Les premiers coups de pioche du projet d’éco-cité « Dongtan », sur l’île chinoise de Chongming, au milieu de la rivière Yangze, devrait être donnés prochainement. Ils doivent donner naissance, à l’horizon 2050, à une ville de 500 000 habitants de très haute qualité environnementale. Les premières réalisations concrètes devraient sortir de terre en 2010, à l’occasion de l’exposition universelle de Shanghai.Dongtan est le premier projet de Ville Durable pensé comme tel depuis sa conception. Il ne s’agit pas ici de faire évoluer un site existant mais bien de partir de zéro pour construire une ville écologique. Pour arriver à la ville, ce sont des quartiers qui seront livrés au fur et à mesure de l’avancée du projet. Le site se trouve sur une île marécageuse, vierge de toute habitation pour l’instant, qui sera reliée à Shanghai par un pont et d’autres moyens de communication.Dongtan sera la vitrine d’une multitude d’actions encore jamais menées à grande échelle : toitures végétalisées, matériaux isolants, circulations douces, utilisation de la biomasse, voiture utilisant des piles à combustibles, etc...L’objectif affiché est de créer une ville à faible empreinte écologique.

Le MIPIM 2010 : zoom sur les pays à forte croissance dont les pays du Maghreb

La 21ème édition prévoit de réunir –crise immobilière aidant – le Mipim Horizons dont le Maroc était l’invité d’honneur lors de sa première édition en décembre 2008. Cette manifestation avait accueilli plus de 1 200 professionnels de 62 pays : « Nous avons eu des retours très positifs de cette première rencontre et nous souhaitons clairement développer cet événement qui a fortement intéressé les investisseurs internationaux en quête de projets de qualité émanant de nouveaux segments du marché immobilier à forte croissante tels que le Maroc, l’Egypte, la Roumanie, l’Ukraine ou le Brésil. a déclaré Thierry Renault, directeur général adjoint de Reed Midem. Des investisseurs majeurs venus en nombre comme : Goldman Sachs, Deka Immobilien GmbH, Aviva Investors, Aberdeen Property Investors et SEB Investment. Nul doute que d’aucuns profitant des nouvelles mannes territoriales émergentes sauront multiplier les opportunités d’affaires au gré des engouements et des tendances,en investissant dans la pierre, seule valeur séculaire stable quelle que soit l’actualité économique et ses crises cycliques !

Le MIPIM 2010 : zoom sur les pays à forte croissance dont les pays du Maghreb La 21ème édition prévoit de réunir –crise immobilière aidant – le Mipim Horizons dont le Maroc était l’invité d’honneur lors de sa première édition en décembre 2008. Cette manifestation avait accueilli plus de 1 200 professionnels de 62 pays : « Nous avons eu des retours très positifs de cette première rencontre et nous souhaitons clairement développer cet événement qui a fortement intéressé les investisseurs internationaux en quête de projets de qualité émanant de nouveaux segments du marché immobilier à forte croissante tels que le Maroc, l’Egypte, la Roumanie, l’Ukraine ou le Brésil. a déclaré Thierry Renault, directeur général adjoint de Reed Midem. Des investisseurs majeurs venus en nombre comme : Goldman Sachs, Deka Immobilien GmbH, Aviva Investors, Aberdeen Property Investors et SEB Investment. Nul doute que d’aucuns profitant des nouvelles mannes territoriales émergentes sauront multiplier les opportunités d’affaires au gré des engouements et des tendances,en investissant dans la pierre, seule valeur séculaire stable quelle que soit l’actualité économique et ses crises cycliques !

Le MIPIM 2010 : zoom sur les pays à forte croissance dont les pays du Maghreb La 21ème édition prévoit de réunir –crise immobilière aidant – le Mipim Horizons dont le Maroc était l’invité d’honneur lors de sa première édition en décembre 2008. Cette manifestation avait accueilli plus de 1 200 professionnels de 62 pays : « Nous avons eu des retours très positifs de cette première rencontre et nous souhaitons clairement développer cet événement qui a fortement intéressé les investisseurs internationaux en quête de projets de qualité émanant de nouveaux segments du marché immobilier à forte croissante tels que le Maroc, l’Egypte, la Roumanie, l’Ukraine ou le Brésil. a déclaré Thierry Renault, directeur général adjoint de Reed Midem. Des investisseurs majeurs venus en nombre comme : Goldman Sachs, Deka Immobilien GmbH, Aviva Investors, Aberdeen Property Investors et SEB Investment. Nul doute que d’aucuns profitant des nouvelles mannes territoriales émergentes sauront multiplier les opportunités d’affaires au gré des engouements et des tendances,en investissant dans la pierre, seule valeur séculaire stable quelle que soit l’actualité économique et ses crises cycliques !

Onduline China , une success story franco-chinoise

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pierre Shan société Onduline

Entretien avec Pierre Shan, administrateur d’Onduline China

Spécialiste des matériaux légers de toiture, le Groupe Industriel Mondial, Onduline SA, fondé en 1944 à Rouen (350 M€ de CA en 2008 dont plus de 80% à l’export, 1300 salariés dans plus de 100 pays, 12 usines, 30 filiales commerciales) décide d’attaquer le plus gros marché de couvertures au monde : la Chine avec 2.1 milliards de m2.Elle mandate pour cette mission délicate en 2001, l’un de ses experts chinois, Pierre Shan, Ingénieur Civil des Mines qui y ouvre une filiale commerciale dans la Zone Franche de Shangaï : Onduline China. Il remporte le challenge avec brio durant 7 ans, parvenant très vite à atteindre une croissance annuelle des ventes de 25% et de 50% aujourd’hui depuis l’homologation des produits Onduline par le « Bureau National des Normes chinoises » en 2007.Les recettes-clés d’une réussite au cœur de l’empire du Milieu en plein boom économique..

Quelle a été votre stratégie pour pénétrer ce nouveau marché ?

Mon premier objectif, a été d’assurer la promotion et la commercialisation auprès d’entreprises chinoises de plaques ondulées pour toiture et sous-toiture fabriquées à partir de fibres végétales et du bitume. Elles représentent un des produits-phares du groupe parmi cinq familles de matériaux et sont importées principalement de France, d’Italie et de Malaysie. Pour parvenir à intéresser des prospects, il a fallu s’appuyer sur un réseau de distributeurs très bien introduits dans les secteurs public et privé de la construction. Jouant à la fois le rôle d’informateurs et de chasseurs d’affaires, ce sont en général de petites sociétés familiales qui nous permettent en amont de mieux identifier les besoins des entreprises locales et leur fiabilité, puis de pouvoir, en tissant un relationnel de confiance créer un réseau de partenaires sur lesquels nous pourrons compter par la suite pour nous développer. La confiance doit être mutuelle. Elle se bâtit peu à peu. Cette démarche est indispensable pour s’implanter en Chine qui s’ouvre à la mondialisation en cultivant un capitalisme économique prudent basé sur des valeurs-refuges traditionnelles de solidarité familiale et amicale depuis l’instauration du régime communiste.

Vous a-t-elle desservi à certaines phases de croissance ?

Cette façon de procéder peut générer des situations gênantes à un certain stade dans les négociations car il faut alors faire comprendre que l’on ne doit pas mêler l’amitié aux affaires. Inversement, l’amitié reste la meilleure garantie pour obtenir des services de qualité, une crédibilité et une sûreté dans les paiements des commandes. L’encadrement de nos distributeurs locaux - formation, support technique et objectifs commerciaux- sont assurés par des Directeurs Régionaux d’Onduline qui leur accordent selon les résultats des ventes, un territoire agrandi ou réduit par la nomination d’un second distributeur. Ce système évite la clause d’exclusivité qu’ils exigent en général et favorise le jeu de la concurrence ainsi que le respect de certains règles après d’âpres négociations. Ces distributeurs assument le suivi de contrats souvent moraux – faute d’initiation en Chine au droit international des affaires- et estiment parfaitement le risque qu’ils prennent en faisant crédit à leurs clients chinois. Ce qu’une entreprise étrangère implantée serait réticente à accepter par crainte d’impayés et méconnaissance du mode de fonctionnement usuel. Inconvénient : nos distributeurs, qui sont rémunérées à la commission, en profitent dans leurs échanges pour faire la promotion d’autres produits en parallèle car ils multiplient les activités extra-professionnelles et ont tendance à vendre au comptant ce qui leur rapporte le plus ; ce qui nous dessert en terme d’image de marque sur le long terme. Depuis 2008, nous développons donc un véritable réseau de négociants commercialisant exclusivement nos produits sur le modèle français.

Quelles ont été les grandes étapes de ce développement ?

Nous avons commencé par faire connaître nos produits à travers des salons de matériaux de construction auprès des promoteurs immobiliers afin de démontrer de visu la qualité et les avantages de notre système de couverture. Notre premier grand contrat a été signé avec la Municipalité de Shangaï qui démarrait en 2002 un vaste programme d’embellissement de ses toitures terrasse réaménagées en toitures en pente, notre spécialité. Une fois nos produits référencés par la ville de Shangaï, nous avons pu développer un réseau de distributeurs à travers tout le territoire chinois et travailler avec les différents districts des villes de Pékin et de Canton. Actuellement, 70% de notre activité est centrée sur Shangaï où nous commercialisons 1 million de m2 de toitures par an.

Quels conseils donneriez-vous aux entreprises françaises qui souhaitent s’y installer ?

Il est indispensable de bien connaître la culture et la mentalité de la population chinoise avant d’envisager de s’implanter en Chine : prendre son temps pour se faire connaitre et nouer des relations durables, pratiquer le mandarin de préférence et s’appuyer surtout en amont sur les structures institutionnelles française très efficaces sur place –notamment la Mission Economique de Shangaï, service de la Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Chine qui œuvre en synergie avec UbiFrance. Ils ont une analyse pointue du marché chinois. Ils organisent régulièrement des formations et des manifestations thématiques. Ils permettent à travers rencontres et retours d’expériences de sociétés françaises de mieux appréhender cet immense marché. En cas d’incompréhension, il existe également un Centre de Médiation franco-Chinois dont je suis membre qui aide à désamorcer les conflits et à apprendre l’art de la négociation, un jeu vital dans le monde économique chinois.

Pensez-vous que la Chine est en passe de réussir « ce grand bond en avant » lancé en 1958 par Mao ZeDong ?

La Chine a su prouver au cours de son histoire qu’elle est capable de mobiliser toutes ses énergies pour rattraper son retard car la population chinoise a l’habitude de suivre les directives gouvernementales, quels que soient les moyens techniques et financiers à sa disposition. Elle est capable de s’adapter très vite aux nouveaux enjeux. La Chine depuis son adhésion à l’OMC connaît une évolution rapide. Elle sait qu’elle doit résoudre ses problèmes de croissance et développer de nouvelles ressources énergétiques à court terme pour ne plus être dépendante des grandes puissances mondiales car ses ressources fossiles en pétrole s’épuisent. Elle s’engage donc pleinement dans la voie du développement durable et risque bien de nous surprendre !

samedi 6 mars 2010 , par Dominique Ruffat

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