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Nice ville propre : Nice Côte d’Azur se mobilise !

Nice ville propre : Nice Côte d'Azur se mobilise !

Sur la métropole niçoise, outre les déchets urbains et portuaires, la ville se trouve confrontée à la problématique des déchets de construction et d’entreprises qui représentent la moitié des déchets du département. Des décharges comme celle de « la Glacière » arriveront bientôt à saturation et ne seront plus autorisées.

Elus et décideurs tirent la sonnette d’alarme et souhaitent que l’on réduise le nombre de déchets tout en développant les filières de valorisation. Quels moyens ou solutions alternatives développer ? La CANCA (Communauté d’Agglomération de Nice Côte d’Azur) développe un dispositif efficace de collecte et de gestion des déchets.

Dotée d’un effectif de 374 agents, la CANCA dessert 24 communes soit plus de 500 000 habitants. Elle supervise 8 déchetteries et 4 centres opérationnels qui se partagent le territoire pour effectuer le tri, le traitement, la valorisation et le stockage des déchets. « La collecte traditionnelle et sélective est assurée à hauteur de 38% en régie et à 62% par des prestataires extérieurs, explique David Suder, Directeur Adjoint de la collecte et de la gestion des déchets à la CANCA.

Le Grenelle de l’Environnement devrait déboucher sur des objectifs ambitieux, c’est-à-dire réduire de 5kilos/habitant les déchets des ménages par an et en recycler 35% en 2012 puis 50% d’ici 2020 selon la Directive Européenne du 20 juin 2008. Les actions engagées depuis 2002 sur de nombreux fronts en parallèle nous offrent une base solide. ».

Le bilan est impressionnant : 34 000 bacs jaunes, 1850 colonnes aériennes semi-enterrées et enterrées, 5 500 composteurs individuels, 150 à 200 000 sacs de pré-collecte, plus de 3 000 enfants en animations scolaires par an et l’obtention de la certification Iso9001 version 2000.

« Nous avons pour objectifs d’être toujours plus performants et et outre l’effort constant des actions de collecte d’engager une démarche d’optimisation des coûts, de définir un plan pluriannuel avec les élus et de moderniser le réseau des déchetteries que nous souhaitons par ailleurs étendre. »

INTERVIEW de Mr Eric CIOTTI

Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes,
- Vice - Président délégué au développement durable, à l’environnement, à la collecte et au traitement des déchets de la Communauté Urbaine Nice Côte d’Azur.

- Quels sont les outils spécifiques que vous allez mettre en oeuvre pour mieux maîtriser ces coûts ?

Le développement durable ne veut pas dire augmentation des coûts. Au contraire, pour que les changements de comportement soient durables, ils doivent être financièrement supportables par la collectivité. La maîtrise des coûts est donc un sujet central de nos réflexions, et des actions sont engagées pour mesurer plus finement nos dépenses, identifier les poches de productivité, mettre en place les leviers d’optimisation du service et en contrôler l’efficacité.

Cependant, nous avons le devoir d’aborder le volet financier sur la durée. Les décisions que nous prenons influenceront le fonctionnement de la cité pour les 20 ou 30 ans à venir. Il faut donc évaluer l’efficacité financière sur des périodes longues et ne pas hésiter à initier des actions dont le seuil de rentabilité n’apparaitra que dans 5 ans ou plus.

Prenons l’exemple de la collecte sélective des emballages, les bacs jaunes. A l’origine, le coût du tri était supérieur à celui de la mise en décharge. Aujourd’hui, entre les économies d’échelle, l’augmentation des matières premières et l’organisation des financements à la source, il est économiquement plus performant de trier que de jeter.

- Quels moyens et méthodes avez-vous privilégiés pour moderniser ce réseau des déchetteries ?

Nous poursuivons deux axes en parallèle. Tout d’abord, renforcer les installations existantes en améliorant les conditions d’accueil et en augmentant le nombre de filières de recyclage. La dernière en date permet de recycler les déchets électriques, de la téléphonie et de l’audio-visuel.

Ensuite, nous souhaitons augmenter le nombre de déchetterie afin de les rendre plus accessibles. C’est un vrai challenge car la pression foncière est extrêmement forte sur l’ensemble de notre territoire mais des solutions existent.

- Quelles sont les actions prioritaires d’ores et déjà programmées pour 2009 dans le cadre du plan pluriannuel et de la nouvelle politique environnementale impulsée par la Mairie de Nice ?

Le tri doit devenir un élément constitutif du bon fonctionnement d’une ville. Il est donc primordial que les services renforcent leur proximité avec les utilisateurs. Nous allons donc améliorer l’intégration urbaine des interfaces de collecte pour le verre et les revues-journaux-magazines en augmentant le nombre de colonnes enterrées. Cela nous permettra de compléter notre réseau dans des zones jusqu’ici impossible à équiper.

Le compostage individuel restera également prioritaire. Nous allons poursuivre la distribution gratuite de composteurs via la Maison de l’environnement. Les déchets organiques domestiques représentent 25% des déchets des ménages et pour autant qu’il soit difficile de s’en occuper lorsque l’on habite dans un appartement, il est valorisant pour ceux qui habitent en maison individuelle de produire leur propre compost pour nourrir leur jardin.

Éco-Vallée, vitrine du Développement Durable, par Mr Christian ESTROSI

Président de la Communauté Urbaine Nice Côte d’Azur, Député - Maire de Nice,

"Les défis environnementaux, énergétiques et sociaux de la planète imposent de réformer en profondeur le modèle de développement de la seconde moitié du XXe siècle.

Le développement durable n’est pas une option mais une obligation.

La crise que connaît actuellement l‘économie mondiale renforce cette obligation, car elle appelle à des économies de coûts de production, donc à des économies d’énergies et au développement des énergies renouvelables.

Une économie fondée sur le développement durable constitue aujourd’hui une base solide et réaliste. Il existe une dizaine de grands secteurs composant la notion de développement durable au plan économique (énergies renouvelables, nouveaux matériaux, technologies du recyclage…). Le positionnement d’Eco-Vallée représente une véritable opportunité pour le « green-business » et les « clean tech » (technologies propres) comme la Silicon valley fut une terre d’expérimentation pour les technologies de l’information.

Seules des entreprises répondant aux critères du développement durable ou dédiées à la recherche, la création ou la production au service du développement durable seront accueillies à Eco-Vallée.

Eco-Vallée sera édifiée en vertu des critères HQE les plus exigeants : matériaux, économie d’énergie dans la fabrication et la consommation, environnement...

Ainsi le projet Nice Méridia, nouveau quartier de vie combinant bureaux, logements, enseignement… qui doit être construit au seuil d’Eco-Vallée, a été modifié afin de répondre à ces critères élevés.

L’immense superficie concernée par l’Opération d’Intérêt National de laquelle émergera Eco-Vallée permet de conjuguer harmonieusement l’édification d’équipements HQE et d’équipements structurants durables, et un environnement naturel préservé. Sur un territoire de 10 000 hectares, 450 seulement ont vocation à être urbanisés, ce qui représente néanmoins un gigantesque potentiel de 2 millions de mètres carrés. Eco-Vallée incarnera l’alternative intelligente et durable aux « villes à la campagne », aujourd’hui obsolètes parce que trop éloignées des portes d’accès (aéroport, autoroutes, rail, tramway)."

jeudi 15 janvier 2009 , par Dominique Ruffat

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