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Marché immobilier azuréen : bilan semestriel en demi teinte

Début octobre, les partenaires de l’Observatoire Immobilier de l’Habitat Côte d’Azur ont exposé les chiffres du marché immobilier sur Sophia Antipolis et le secteur Cannois. Un marché à la baisse qui tire néanmoins son épingle du jeu par rapport à un contexte macroéconomique national difficile.

La crise financière et la politique bancaire de resserrement du crédit ont bloqué les reventes de logements anciens et la production de nouveaux programmes immobiliers tout en maintenant un coût au m2 assez élevé : 31% des biens nouveaux se situent au dessus de 5 000e m2, et 29% entre 4000 et 4 500e m2. 15% seulement des biens à la vente restent accessibles aux actifs soient à un coût inférieur à 3 500e m2.

- Dans le secteur de la Communauté d’Agglomération de Sophia-Antipolis, les experts ont constaté une baisse des ventes de -15% sur le marché des logements neufs malgré des prix moyens au m2 par rapport à 2007.

- De même, dans le domaine de la revente, on constate une baisse de -16% par rapport au 1er semestre 2007. (illustration tableaux)

- Quant au secteur cannois, le volume des transactions dans le neuf et à la revente a considérablement diminué (environ 15%) tout en maintenant un prix au m2 supérieur par rapport au marché immobilier départemental ( + 5 % en un an).(illustrations tableaux) De son côté, la FNAIM qui participe à l’Observatoire Immobilier de la Côte d’Azur confirme via les remontées d’informations de ses adhérents un repli d’activité de 15 à 20% depuis le début de l’année 2008, sur les Alpes Maritimes. Selon Jérôme Renaud, Président de la FNAIM Côte d’Azur « on ne peut cependant pas parler de krach mais de crise car les prix globalement se maintiennent même si dans le neuf, ils ont plutôt tendance à diminuer (-6%) sur le département des Alpes-Maritimes. Une baisse justifiée également par une logique de rentabilité de la part de vendeurs qui préfèrent renoncer à vendre plutôt que de vendre à un prix inférieur.

- Autre point positif : Grâce à une réglementation très pointue, l’endettement des ménages reste inférieur en France à ce qu’il est à l’étranger. Il n ‘y a pas eu dans l’hexagone de développement abusif de constructions nouvelles, à l’instar de l’Espagne , qui connaît une grave crise, pour avoir construit en 10 ans plus de logements qu’en France et en Allemagne réunies. En revanche, point noir : la forte baisse des transactions va générer une détérioration de l’emploi dans de nombreux secteurs d’activité, outre le nôtre : BTP, architectes, notaires... Il est donc urgent d’agir ! ».

jeudi 8 janvier 2009 , par Dominique Ruffat

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