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LA SMEG : l’électricité, cheval de bataille de la Principauté

Depuis plus de 100 ans, la Société Monégasque d’Electricité et de Gaz, la SMEG, assure la distribution de l’électricité et du gaz ainsi que la maintenance et l’exploitation de l’éclairage public sur le territoire monégasque. L’histoire de son développement est étroitement liée à l’expansion économique et démographique de la Principauté dont elle épouse, en tant que principal fournisseur, les enjeux et les stratégies. La SMEG soutient activement le Gouvernement monégasque, pionnier en matière de développement durable dans son programme environnemental centré prioritairement sur son approvisionnement futur sur l’électricité.

INTERVIEW de Mr Jean - Marie Laffont

Directeur de la Communication de la SMEG.

Pouvez-vous nous spécifier les quantités vendues en 2007 au 1er semestre 2008 en électricité et gaz ? Quelles sont comparativement les énergies les plus économiques et donc privilégiées par les utilisateurs ?

- Les ventes d’énergie pour le 1er semestre 2008 ont été de 274,4 MWh pour l’électricité et de 42,8 MWh pour le gaz, à comparer aux ventes du1er semestre 2007 qui étaient respectivement de 265,8 MWh pour l’électricité et de 37,4 MWh pour le gaz. La politique d’urbanisation monégasque privilégie le « tout électrique ». Même si le gaz est devenu plus cher, il reste plus économique et surtout moins polluant que le fioul qui est encore utilisé par bon nombre de chaufferie à Monaco. Il ne faut pas perdre de vue que la meilleure économie est celle qui consiste à consommer mieux, avec modération, comme le spécifie l’accroche de notre campagne d’information sur la maîtrise de l’énergie. La SMEG depuis 1987 exploite une centrale thermofrigorifique reliée à des réseaux urbains de chauffage et de climatisation desservant le quartier de Fontvieille qui récupère l’énergie fournie par l’usine d’incinération des déchets.

Quel en est le mode de fonctionnement et quels économies énergétiques générées à l’issue de ce process ?

- La centrale thermofrigorifique de Fontvieille alimente deux réseaux urbains distincts de chaleur et de froid, destinés au chauffage et à la climatisation des immeubles résidentiels et tertiaires de ce quartier. Elle a été construite en 1983, pour valoriser l’énergie thermique issue de la combustion des déchets ménagers de l’usine d’incinération voisine. Elle est l’une des rares installations de ce type à fonctionner sur le principe de la tri-génération, à savoir la production simultanée d’électricité, de chaleur et de froid. L’énergie ainsi récupérée se substitue à celle que l’on aurait dû produire de façon classique pour satisfaire les mêmes besoins. En remplacement d’énergie fossile, c’est ainsi 6 000 tonnes de CO2 qui ne sont pas rejetées dans l’atmosphère chaque année. Parmi les nombreux avantages du réseau urbain, on peut citer leur grande efficacité énergétique, leur sécurité d’approvisionnement, et une forte réduction de nuisance par rapport à un parc de chaudières individuelles disséminées dans la ville.

La SMEG a accompagné les Autorités de la Principauté de Monaco dans leur politique de développement durable dès l’origine de ses concessions. Quels sont les grands projets environnementaux auxquels elle a participé sur le territoire Monégasque ?

- La SMEG a toujours réussi à concilier son rôle d’acteur majeur dans l’essor de la Principauté avec une attitude exemplaire quant à la préservation du cadre de vie exceptionnel de Monaco.

Parmi les principales actions que nous pouvons citer, la SMEG poursuit une démarche visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre depuis 1989. En effet notre société contribue financièrement et techniquement au remplacement des chaudières au fioul par des chaufferies au gaz et les résultats obtenus sont probants puisque les rejets de CO2 ont diminué de 1 156 tonnes dans la Principauté en près de 20 ans. Dans la même optique 1/3 de la « flotte » de véhicules de la SMEG est électrique (3ème prix des Oxygen Awards en 2007 dans la catégorie « flotte ayant le meilleur ratio de véhicules propres »).

Une autre de nos priorités est l’élimination des déchets et c’est dans ce but que nous avons supprimé les derniers transformateurs UGILECT T de la Principauté en 2006 soit près de 20 ans avant l’échéance de 2025. De plus, s’agissant de l’éclairage public, nous avons mis en place de façon volontaire une procédure de tri sélectif des lampes usagées pour diminuer la pollution au mercure notamment.

Notre société apporte régulièrement sa contribution à des événements centrés sur ce thème comme le salon de véhicules écologiques et des énergies renouvelables EVER ou encore l’opération « Jeun’Elec » qui a pour objectif de sensibiliser les jeunes à la pollution générée par les moyens de transports conventionnels et donc à l’intérêt de recourir aux véhicules électriques.

Enfin, n’oublions pas que la SMEG est en passe d’obtenir la certification ISO 14001 (destinée aux organismes qui réduisent au maximum les effets dommageables de leurs activités sur l’environnement) ce qui prouve que nos efforts sont réels et reconnus.

Depuis octobre 2007, vous proposez à vos clients des contrats de vente « EDENERGIE » garantissant qu’une partie de l’électricité qu’ils ont consommée provient de source d’énergies renouvelables ? Quel est l’impact économique et environnemental d’une telle mesure ?

- La SMEG s’implique aussi fortement dans le développement des énergies renouvelables par le biais notamment de cette nouvelle offre faite à nos clients depuis 2007. Nous leur proposons à travers un contrat de vente de Certificats d’Origine Renouvelable (COR), la garantie que des volumes d’électricité équivalents à ceux qu’ils ont consommés ont été produits à partir d’une source d’énergie renouvelable.

C’est une façon concrète pour tous nos clients de s’engager dans le développement des énergies renouvelables, moyennant le versement d’une prime d’un montant de 0,38 centimes d’euros du kilowattheure, ce qui représenterait pour un particulier, consommateur moyen, un surcoût de l’ordre de 12 à 15 euros par an. Nous comptons déjà parmi nos premiers clients, le Palais ainsi que la Mairie de Monaco.

Quels sont vos objectifs prioritaires pour les 5 ans à venir (installation d’un troisième poste source de 63 000 Volts pour faire face à l’expansion du territoire monégasque, mise en place d’un programme de renouvellement des réseaux de gaz ainsi que de l’électricité basse et haute tension, etc) ?

- En dehors des travaux de modernisation, de renouvellement ou de pose de réseaux HTA/BT, à l’horizon de la prochaine décennie, la SMEG devra se doter d’un troisième poste source 63 000 Volts pour faire face à la demande sans cesse croissante.

Elle poursuivra par ailleurs le remplacement des réseaux de gaz en fonte grise restant à Monaco-Ville par la mise en place d’un réseau PEHD. La SMEG poursuivra également sa démarche pro-active en matière de réalisation d’équipements de production à partir d’énergie renouvelable telle que son installation de capteurs solaires placés sur le toit-terrasse de son siège qui fournit 60% de notre consommation d’eau chaude sanitaire. D’autres projets d’installations solaires photovoltaïques de démonstration sont d’ailleurs à l’étude en Principauté.

« Un rôle actif en faveur des transports électriques »

- Depuis 1990, la SMEG s’est engagée dans la promotion de l’utilisation des véhicules électriques. Elle donne l’exemple en matière de flotte puisqu’elle dispose d’une douzaine de véhicules électriques, 2 et 4 roues.

- Elle participe en outre activement au Groupe de Travail sur le Véhicule Électrique, animé par les Services de l’Administration Monégasque qui est, entre autre, à l’origine de la mise en place de la subvention de 30% du prix d’achat, accordée par le Gouvernement à tout acquéreur de véhicule électrique routier à usage professionnel.

- Par diverses initiatives, la SMEG tente d’inciter les particuliers et les jeunes à utiliser le véhicule électrique : scooters électriques offerts dans le cadre de l’opération « Jeun’Elec », un concours organisé par le Club Véhicules Électriques, en collaboration avec l’Éducation Nationale.

jeudi 15 janvier 2009

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