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Grasse 2020 - Ensemble, imaginons la ville de demain ! Réunion de restitution de la concertation publique

Grasse 2020 - Ensemble, imaginons la ville de demain ! Réunion de restitution de la concertation publique

Dans le cadre de Grasse 2020, Jean-Pierre Leleux, Sénateur des Alpes-Maritimes, Maire de Grasse et Président de la Communauté d’agglomération Pôle azur Provence fera la restitution des attentes des Grassois pour leur ville à l’horizon 2020 aux membres des groupes de travail.

LʼESPRIT DʼUNE DEMARCHE AUDACIEUSE ET ORIGINALE

Tous les Grassois conviés à s’exprimer sur l’avenir de la cité Comme l’opération « Projet de Ville » initiée en 1997, l’opération « Grasse 2020 », lancée au mois de février 2010, est le fruit d’une conviction exprimée par le Sénateur-Maire, Jean-Pierre Leleux : la cité appartient à ses habitants et personne ne peut s’arroger le droit de les priver d’organiser leur avenir. Qui, mieux que ceux qui vivent la ville au quotidien, peuvent réfléchir ensemble pour suggérer des choix, proposer des solutions aux questions liées aux transports, aux loisirs, au travail, à l’éducation des enfants, à l’épanouissement de la jeunesse, à la solidarité ?

Forts du diagnostic établi, des enjeux définis et des propositions élaborées, il appartiendra aux élus de dresser une feuille de route arrêtée ensemble. Elle sera présentée aux Grassois à l’automne prochain. En attendant, en complément des 12 séances de travail des cinq groupes constitués de Grassois (cf encadré ci-dessous), un blog Grasse 2020 accessible depuis le site internet de la ville de Grasse (www.ville-grasse.fr ) a été ouvert pour que chacun puisse déposer sa contribution. Un questionnaire a également été adressé à tous les habitants de la cité à la fin du mois de mars afin qu’ils puissent s’exprimer en toute liberté et faire connaître leurs propositions. Enfin, le Sénateur-Maire a tenu à rencontrer les acteurs de la ville de demain que sont les lycéens Grassois, en se rendant en personne le 26 mars dernier dans les 5 lycées de la ville pour la remise de « cahiers dʼacteurs ». Ces derniers étaient destinés à recueillir les attentes et propositions des lycéens pour leur ville. 19 854 questionnaires expédiés Plus dʼun millier de foyers ont répondu 250 délégués de classe rencontrés Plus de 80 cahiers dʼacteurs retournés Ces chiffres sont éloquents, ils sont un bel exemple de démocratie participative entre élus et citoyens at tachés à leur cité. 5 groupes de travail planchent, depuis février 2010, sur les thématiques de la vie quotidienne des grassois : habiter - se déplacer, travailler, élever ses enfants, sʼépanouir, être solidaire.

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Le travail de ces groupes, constitués dʼélus, de services de la ville de Grasse et de la communauté dʼagglomération et de partenaires socio-économiques qualifiés, est réparti sur 12 séances de travail structurées en 3 phases :

- Etat des lieux et élaboration dʼun diagnostic : Février - mi avril 2010
- Définition des enjeux et formulation de propositions : Fin avril - début juin 2010
- Synthèse des propositions et déclinaison en plans dʼactions : Mi-juin – mi-juillet 2010.

LʼINTERVIEW DU DIRECTEUR DʼARTENICE FRÉDÉRIC GANNEVAL

« Lʼattachement des Grassois pour leur ville est fort ».

- 5% des foyers ont réagi à l’enquête lancée par la ville. A l’analyse des courriers et des interventions sur internet pouvez-vous dégagez un « profil type », mieux une identité grassoise ?

Ce taux de retour – soit un très bon résultat au regard des moyennes nationales enregistrées au cours d’opérations similaires – prouve l’attachement fort des Grassois pour leur ville. Une observation renforcée par le fait que 96 % d’entre eux ont tenu à exprimer leur appartenance à un quartier ou à un hameau, Saint-Jacques, Saint-Claude, Le Plan, le centre-ville étant les plus cités. La population grassoise n’est pas une population de passage, puisque 37 % des personnes qui ont retourné le questionnaire y vivent depuis toujours et depuis 20 ans en moyenne. Si l’on vient vivre à Grasse pour des raisons professionnelles (32 %), on ne quitte pas la cité pour autant rapidement sans doute parce quʼune proportion non négligeable (15 %) estime la qualité de vie attractive tout comme le prix des logements. Enfin l’analyse par classe d’âge nous a confortés dans la bonne représentativité des réponses, même si les 35-49 ans et les 50-64 ans semblent plus sensibles à l’avenir de la cité que les jeunes, sous-représentés. Cette remarque est à tempérer car le questionnaire a été adressé au chef de famille qui a donc eu tendance à répondre en son nom. On peut conclure toutefois que l’intérêt porté par tous à la démarche engagée par la commune est important.

- Quelles sont les attentes des Grassois, dans les grandes lignes ? Là encore, peut-on dégager des spécificités locales ?

L’attachement des Grassois à leur ville et à leur quartier, mais aussi à la parfumerie, se manifeste également au travers de leurs attentes. Ces attentes sont personnelles bien sûr - et on retrouve en tête de leurs préoccupations les problèmes liés aux transports, à la circulation, au stationnement ainsi qu’à l’animation locale, tant festive que commerciale, mais elles concernent également la collectivité toute entière... Les habitants de Grasse sont sensibles, notamment les jeunes du centre-ville, à l’embellissement de la cité, à la mise en valeur de son patrimoine. La population est par ailleurs sensibilisée aux questions relatives à l’environnement, aux marchés de pays (légumes, fleurs, artisanat...), à l’agriculture biologique. Grasse est une ville à la population fortement impliquée.

LʼINTERVIEW DU SENATEUR-MAIRE DE GRASSE, JEAN-PIERRE LELEUX

« On n’administre plus une ville aujourd’hui comme on l’administrait hier... »

- S’en remettre aux habitants pour dessiner l’avenir de la cité, n’est-ce pas, pour un élu, la solution de facilité ? Au contraire ! La solution de facilité serait, pour moi, de décider de ce qui est bon et de ce qui ne l’est pas pour la ville avant de faire appliquer sans états d’âme les solutions retenues... J’ai toujours estimé que l’on était plus intelligent à plusieurs que seul, d’où cette volonté de créer un échange d’idées à l’échelle de la cité pour imaginer la ville de demain. Il nous appartiendra, ensuite, de trier le possible de l’impossible et d’établir l’ordre des priorités.

- Vous n’abordez, à aucun moment, la question budgétaire. Là encore n’est-ce pas une solution de facilité ? Ou une façon de renvoyer sine die la mise en oeuvre des propositions ?

Ni l’un, ni l’autre. Tout d’abord, j’estime que si l’on enferme les idées dans un cadre budgétaire, elles ne pourront pas s’épanouir. Nous pourrions passer à côté de grandes et belles choses. Voyez, le funiculaire  ! Il y a quinze ans c’était une folie. Nous avons persévéré et aujourd’hui le dossier est devenu possible. Ensuite, je suis convaincu qu’on n’administre plus une ville aujourd’hui comme on l’administrait hier... J’attends des idées originales pour l’avenir de la cité mais également pour le financement des idées car la ressource publique est accaparée de plus en plus par d’autres charges comme celles liées aux solidarités. Faisons preuve d’imagination... y compris quand il s’agit d’ouvrir le porte-monnaie.

- Vous avez évoqué l’aspect pédagogique de cette démarche. Pouvez-vous préciser cette remarque  ?

En travaillant sur les questions liées au développement de la cité ou, plus simplement, sur sa gestion au quotidien, la population appréhende mieux les difficultés de la tâche, son côté exaltant aussi. Elle apprend la hiérarchisation des dossiers, les contraintes inévitables, les compromis nécessaires... Plus subjectivement, elle s’imprègne de l’âme de la ville, elle se rend compte que la cité, comme une famille, n’est pas prête à toutes les évolutions, qu’elle a des retenues ou au contraire des envies d’audaces... Quand l’on ressent cela on vit la ville de l’intérieur autrement. La démocratie participative a cette vertu pédagogique. Et aujourd’hui tout le monde peut donner son avis.

-  Sincèrement, la « démocratie participative » est-ce que ça marche dans une ville de 50 000 habitants ?

Plus de 2000 délibérations adoptées par le conseil municipal depuis 1997 découlent directement de la réflexion conduite avec les Grassois durant l’opération « Projet de Ville ». Mais, au-delà des chiffres, cette opération favorise le dialogue, un puissant courant d’échanges, une implication directe dans l’évolution de la cité qui ne sont pas quantifiables mais sont essentiels pour l’envie de vivre et bâtir ensemble le développement harmonieux et respectueux de notre cité.

POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS SUR LE PROJET GRASSE 2020 VOUS POUVEZ : Consulter le blog Grasse 2020 sur www.ville-grasse.fr Adresser un mail à lʼadresse suivante : grasse2020@ville-grasse.fr Nous contacter par téléphone au 04 97 05 51 04

lundi 3 mai 2010

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