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1er Salon AutoBioMobile au Parc Phoenix de Nice

 1er Salon AutoBioMobile au Parc Phoenix de Nice

Sur une idée originale de la Jeune Chambre Economique de Nice Côte d’Azur et de la Fédération des Jeunes Chambres Economiques de la région PACA, le lancement du 1er Salon de l’AutoBiomobile consacré à l’utilisation de moyens de déplacements propres et économes. Du vendredi 22 au 25 octobre de 10h à 18 h

Dans un écrin de verdure, s’exposeront les véhicules de toutes catégories (vélos, motos, voitures, autobus, camions, engins de chantier hybrides, Gnv, bioéthanol, auto-partage, en libre service), des démonstrations, des essais… des solutions actuelles et à venir.

Parce que l’AUTO est au cœur d’une problématique que nous vivons tous : la congestion de nos villes atteint un niveau insupportable d’embouteillages et de perte de temps, mais aussi de pollutions sonores et atmosphériques.

BIO, parce que les solutions que nous allons présenter ne sont, bien évidemment, pas issues de l’agriculture biologique… quoiqu’un jour, les fibres et le bio carburant constitueront peut être la majorité des matières et l’énergie nécessaires à la construction et au déplacement de tout véhicule… BIO présente une symbolique très forte. Aussi bien en termes de communication que de changements des comportements que nous avons opérés dans notre alimentation et la manière de cultiver nos terres.

Enfin, parce que le mot MOBILE représente toute l’intelligence que nous pouvons mettre en œuvre pour nous déplacer autrement. De la solution la moins coûteuse, qui consisterait par exemple à décaler l’arrivée de tous les employés d’une grande entreprise à la même heure, à la plus coûteuse, qui inventerait un métro à grande vitesse entre Menton et Sophia Antipolis…

Vendredi 22 octobre : Journée Pédagogique réservées aux étudiants, scolaires et aux associations

- 9h30 : Ouverture du 1er Salon de l’AutoBiomobile par Monsieur Christian Estrosi, Ministre chargée de l’Industrie, Maire de Nice et Président de la Communauté Urbaine Nice Côte d’Azur.

Samedi 23 et Dimanche 24 octobre : Journées « Grand Public »

Lundi 25 octobre : Journée des Collectivités et des Entreprises, avec des conférences/tables rondes :

- 10h30–12h : Plan véhicules décarbonés – développer les infrastructures de recharge en partenariat avec les collectivités, avec la présence de Monsieur Louis Nègre, Sénateur des Alpes-Maritimes, Maire de Cagnes-sur-Mer et Premier Vice Président de la Communauté Urbaine Nice Côte d’Azur.

- 12h–13h : Disque vert, « Bienvenue au GPL », stationnement : des leviers d’incitations simples pour les collectivités

- 14h30–16h : « GPL, GNV, E85 - le mix énergétique des voitures écologiques de demain »

- 16h30–18h : « Achat groupé de voitures écologiques »

Le Parc Phoenix

Situé à l’entrée de NICE, s’étend sur 7 hectares. 2500 espèces de plantes, dont certaines réputées rares, sont préservées dans un décor méditerranéen. La serre tropicale de 7.000m² et de 25m de haut est une des plus grandes d’Europe. Conçu comme un lieu de rencontre entre l’homme et la nature, il se compose d’une vingtaine de jardins à thèmes sonorisés.

Discours de Monsieur Christian ESTROSI Ministre chargé de l’Industrie A l’occasion du Salon AutoBioMobile Nice le vendredi 22 octobre 2010

Monsieur le préfet, Monsieur le président du Conseil général, Cher Eric, Mesdames et Messieurs les élus, Monsieur le président du Conseil national des professions de l’automobile, Monsieur Patrick BAILLY, Monsieur le président des concessionnaires VP, Monsieur Olivier LAMIRAULT, Madame la présidente de la Fédération de la Jeune Chambre économique PACA, Laure NOUGIER, Madame la présidente de la Jeune Chambre économique Nice Côte d’Azur, Lori BALYOZYAN Mesdames, Messieurs, Permettez-moi de remercier les Jeunes Chambres économiques de PACA et de Nice en partenariat avec le CNPA pour la qualité d’une manifestation qui, au-delà du fait qu’elle nous présente des véhicules aux technologies innovantes, nous invite à une réflexion plus large sur la mobilité dans nos villes. Ce n’est déjà plus une question pour demain. Repenser la mobilité urbaine nous impose des de prendre des décisions dès aujourd’hui. Après ma récente visite au Mondial de l’Automobile il y a deux semaines, après celle que je viens d’effectuer ici au salon AutoBioMobile, je suis plus que jamais convaincu qu’une nouvelle page de l’histoire de l’automobile s’ouvre devant nous. Le Mondial de l’Automobile 2010 restera en effet comme celui de l’arrivée massive sur le marché de modèles de véhicules propres, notamment les véhicules électriques ou hybrides rechargeables. Ce qui était auparavant vu comme une curiosité, un produit expérimental, s’impose désormais comme une alternative crédible au véhicule thermique.

Le véhicule propre, j’en ai la conviction, ouvre une nouvelle ère de la mobilité urbaine. C’est le grand projet fédérateur, créateur d’activité et d’emploi pour les 30 prochaines années. L’Etat et les industriels français ensemble sont en première ligne pour relever ce grand défi. L’Etat s’est investi massivement pour le développement du véhicule propre. Un an seulement après le plan annoncé en octobre 2009, les résultats sont là. Le Mondial 2010 qui vient de s’achever l’a bien montré et le salon AutoBioMobile en constitue le prolongement évident. L’offre de nouveaux modèles de véhicules propres ne cesse de s’étoffer. C’est particulièrement vrai pour les véhicules électriques. Et la demande est au rendez-vous. Laissez-moi vous dévoiler un chiffre. Je faisais récemment le point avec les repreneurs d’Heuliez, sur le lancement de la Mia. A ce jour, le groupe déjà a reçu plus de 15.000 marques d’intérêt, dont 6.000 en France, alors même que la production de série ne commencera qu’en juin 2011. C’est dire l’enthousiasme des consommateurs ! La tendance est lancée et elle est irréversible. Le rôle de l’Etat est de l’accompagner et de la soutenir. Pour accompagner l’industrialisation sur notre territoire des véhicules électriques et hybrides rechargeables, un dispositif de « prêts verts » pour le véhicule décarboné a été mis en place. Renault en bénéficie, pour le déploiement de la Zoé tout comme Heuliez – une entreprise pour laquelle, je me suis battu et qui prouve aujourd’hui qu’elle a bien toute sa place dans ce défi industriel - pour le déploiement de la Mia. Comme je l’ai annoncé lors du Mondial, ce dispositif de prêts, doté au total de 250 M€, sera prolongé en 2011. Les Investissements d’Avenir vont nous permettre de prolonger ce soutien à la filière automobile propre. Je vous annonce que la convention entre l’Etat et l’ADEME, qui va permettre la mise en oeuvre du programme « véhicule du futur », est en cours de signature par les ministères concernés. Je viens de la signer pour ma part. Les premiers appels à manifestation d’intérêt seront lancés avant la fin de l’année. Mon objectif, c’est que la filière automobile soit mobilisée dans une même volonté de voir aboutir ce projet d’importance stratégique et ce, dans chacun des segments concernés. Les véhicules tout d’abord, avec la fabrication sur notre territoire de la 3008 hybride diesel fabriquée à Mulhouse et Sochaux, de la Zoé fabriquée à Flins, de la Kangoo électrique fabriquée à Maubeuge, de la Smart électrique fabriquée à Hambach, ou encore de la Mia fabriquée à Cerizay avec laquelle je me suis venu de la mairie jusqu’ici ce matin et qui équipera bientôt la ville de Nice. La fabrication des batteries ensuite qui sont un enjeu essentiel, car elles représentent jusqu’à 50% de la valeur d’un véhicule électrique. Ce serait une faute que de ne pas être présents sur une filière aussi essentielle. C’est pourquoi l’Etat et le CEA ont soutenu le projet porté par Renault de mise en place d’une filière française de conception et de production de batteries, avec une usine dédiée à Flins. Les bornes de rechargement enfin représentent un enjeu tout aussi important. Nous disposons d’excellents industriels en la matière. Je pense à DBT, qui fabrique ses bornes à Douai, ou encore à Schneider qui les fabriquera près d’Angoulême… Je suis particulièrement attentif à ce que nos industriels français développent une offre cohérente et à ce que leur standard soit reconnu. C’est pour cette raison que j’ai souhaité l’instauration d’un comité stratégique réunissant les industriels français impliqués dans les systèmes de rechargement. Je me réjouis d’ailleurs de l’adoption, le 24 septembre dernier, à une large majorité, d’un accord international sur les modes de rechargement, qui confirme la justesse des positions françaises en faveur d’une harmonisation des normes de rechargement. Mais le véhicule propre ne va pas seulement bouleverser les processus de production. Il va aussi bouleverser profondément votre activité, à vous tous professionnels qui vivez de l’automobile, que vous soyez des concessionnaires, des garagistes, des négociants, des loueurs ou encore mécaniciens… Comme tout changement, cela provoque parfois des inquiétudes. Celles des professionnels, d’une part, qui se demandent quelles répercussions aura sur leur activité l’apparition d’un type de véhicule dont la mécanique sera plus simple, ce qui peut vouloir dire moins de réparations, moins d’entretien. Je veux leur dire que chaque fois qu’une nouvelle technologie est inventée, de nouveaux services se créent pour accompagner les nouveaux utilisateurs. Je sais que le Conseil National des Professions de l’Automobile mène une réflexion approfondie sur l’évolution des métiers. J’ai confiance dans la capacité des professionnels à aborder sereinement ce nouveau tournant. J’entends aussi, d’autre part, les inquiétudes des collectivités qui sont nombreuses à se demander quel type d’infrastructure de charge elles devront prévoir, quels en seront les coûts ou les normes à appliquer. Afin d’accompagner les collectivités dans le déploiement du véhicule électrique, en lien avec mon collègue Jean-Louis Borloo, j’ai demandé au sénateur Louis Nègre, que je remercie tout particulièrement d’avoir accepté, de préparer un livre vert. Ce livre vert constituera la référence pour le déploiement des infrastructures de charge.

Comme ministre chargé de l’industrie mais aussi en tant que président de Nice Côte d’Azur, je veux dire ici que je suis fier de voir que de jeunes chefs d’entreprise se mobilisent pour faire de notre territoire une référence en matière de mobilité durable. Le stand Nice Côte d’Azur présent à ce salon fournit une illustration convaincante de toutes les actions qu’une collectivité déterminée comme la nôtre peut mettre en œuvre :
- Nice fait partie des 13 villes pilotes au niveau national pour le déploiement du véhicule électrique. Les Niçois pourront donc très rapidement faire l’acquisition de véhicules électriques en sachant qu’ils trouveront les infrastructures et l’environnement nécessaires.
- La Ville et la Communauté Urbaine montrent elles-mêmes l’exemple, avec l’achat de véhicules électriques, notamment les véhicules utilitaires Goupil, fabriqués en France, dans le Lot-et-Garonne. Nos concitoyens pourront aussi bénéficier d’une solution d’auto-partage, dont l’appel d’offres a déjà été lancé. Mesdames, Messieurs, Toutes les briques de la filière se mettent aujourd’hui en place : la R&D et production du véhicule décarboné, le déploiement des infrastructures de recharge, la stimulation de la demande. Vous avez, vous professionnels de l’automobile, un rôle essentiel à jouer. Pour accompagner chaque automobiliste dans l’adoption du véhicule propre bien sûr. Mais aussi pour l’informer sur l’origine de fabrication de ce véhicule. Cela correspond aux vœux des Français qui restent très attachés à la marque France. Laissez-moi vous rappeler quelques chiffres :
-  72% des Français indiquent que le fait qu’un véhicule soit fabriqué en France compte dans leur décision d’achat. Près de trois Français sur 4 !
-  95% des Français estiment qu’il est important que les entreprises indiquent aux consommateurs où leur produit a été fabriqué Alors, quand je me bats en faveur du « fabriqué en France », je sais pouvoir compter sur l’approbation d’une majorité de consommateurs qui tous disent : oui, nous voulons savoir où sont fabriqués les produits que nous achetons. L’automobile est un excellent terrain pour vérifier l’attachement des Français au « fabriqué en France ». Fabriquer en France, ce n’est pas une lubie protectionniste. C’est la marque de notre volonté de renouer avec la vocation industrielle de notre pays. C’est le cœur de la politique industrielle que je conduis et dont nous avons défini ensemble les objectifs au cours des Etats généraux de l’Industrie.

Mesdames, Messieurs, Une nouvelle ère de croissance s’ouvre pour notre industrie automobile. Après deux années d’une crise qui aurait pu emporter définitivement toute cette filière, de nouvelles perspectives s’annoncent, créatrices de croissance et d’emploi. L’enthousiasme des Français est là, nous ne devons pas les décevoir. Nous ne les décevrons pas parce que nous pouvons compter sur le talent de nos industriels et de nos professionnels qui ont su se lancer avec passion dans l’aventure du véhicule décarboné. Nous ne les décevrons pas parce que la France peut désormais compter sur l’énergie que suscite la nouvelle politique industrielle mise en place au lendemain des Etats généraux de l’Industrie. Non, nous ne les décevrons pas parce qu’ils savent que l’automobile incarne depuis toujours cet idéal de progrès qui nous rassemble et qu’elle en sera, longtemps encore, la plus belle illustration.

Je vous remercie.

Informations complémentaires :

- Heures d’ouvertures : 10h-18h

- Entrée : 2€, Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans

http://www.salon-autobiomobile.fr/

Pour tout renseignement :

Marc Manuel. 06 09 52 77 93

marcmanuel@orange.fr

vendredi 22 octobre 2010 , par Communiqué de presse

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